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Jeudi 5 novembre 2009
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En 2004 aux élections régionales, les militants du PCF ont décidé démocratiquement de présenter une liste communiste de large rassemblement conduite par Maxime Gremetz. Cette liste a recueilli 10.86% au premier tour, le score le plus élevé réalisé par les communistes sur l’ensemble du territoire national. Ce succès est le fruit du travail des communistes de Picardie qui, à travers leur combat quotidien, ont fait la démonstration de l’efficacité de leur action.

Nous sommes convaincus qu’un tel succès peut être réitéré lors des élections régionales de 2010. Toutefois, cela n’est envisageable qu’à une condition : que tous les communistes de Picardie, sans exclusive, s’unissent autour d’un projet faisant la démonstration à travers des propositions concrètes et immédiatement applicables qu’il est possible, même à l’échelon régional, de combattre le capitalisme. D’autant que la déception est grande face aux renoncements de la majorité sortante qui s’est, pour l’essentiel, contentée d’accompagner une crise du système libéral qui frappe notre région avec une immense violence. 

C’est la raison pour laquelle nous appelons tous ceux qui, comme nous, sont déterminés à ce qu’une liste de large rassemblement conduite par un(e) communiste soit présente au premier tour des élections régionales en 2010 en Picardie à se mobiliser pour que, le 14 novembre prochain à l’occasion de la réunion des instances régionales du PCF, prévale la seule orientation utile : le rassemblement unitaire de tous les communistes en Picardie. 
 
 Unité des communistes, main tendue à tous les progressistes, mobilisation générale avec une liste de combat à gauche présentée par le PCF, tel est notre engagement, telle est notre détermination pour les prochaines élections régionales. 

 

Abba-Sidick Habib, Maire-Adjoint,conseiller communautaire CAC, militant  et responsable départemental du PCF,  enquêteur vacataire, Creil
Arab Yamina, militante PCF et associative, Creil
Assamti Mohamed, Conseiller municipal délégué, militant du PCF, enseignant, Creil
Benkherouf Djamel, Maire-Adjoint, Vice-Président de la CAC, commerçant, Nogent-sur-Oise
Bordereaux Claudine, retraité des collectivités, Elincourt Sainte Marguerite
Bordereaux Dominique, militant du PCF, cadre cheminot SNCF retraité, Elincourt Sainte Marguerite
Brohl Lazare, militant  et responsable départemental du PCF, conseiller municipal, Montataire
Caille Eugène, militant du PCF, retraité, Méru
Capet Joël, Maire-Adjoint, militant et vétéran du PCF, retraité,  Montataire
Capet Nicole, militante et vétéran du PCF, conservateur des bibliothèques, Montataire

Carlu Pascal, militant du PCF et syndicaliste, sans emploi, Noyon
Carpentier Bruno, conseiller municipal, militant  et responsable départemental, du PCF, conseiller commercial RATP, Montataire
Chasles Michel, militant du PCF, maire-adjoint,  directeur d'école, Nogent sur Oise
Chivet Régis, militant du PCF, retraité, Méru
Coint Claudine, militante  du PCF, retraitée, Méru
Coint Sylvie, nourrice agréée, militante du PCF, Méru
Comble Arlette, militante du PCF, retraitée, Méru
Derly Gilles, militant du PCF, chômeur, Méru
Descoing Marylène, conseillère municipale, militante  et responsable départementale du PCF, Méru
Desmoulin Jacques , Conseiller municipal, militant du PCF,  attaché parlemantaire, Choisy au Bac
Dion Jean-Luc, Maire, Vice-Président de PSO, militant du PCF, employé de bureau, Thiverny
Dion Marie-Laurence, militante du PCF, Employée logistique, Thiverny
Dupuis Georges, militant du PCF, universitaire, Beauvais
Feuillette Christian, Conseiller municipal, militant du PCF, ouvrier au chômage, Montataire
Jespierre Bernard, conseiller municipal, Thourotte
Kamara Mamedy, militant et responsable départemental du PCF, ouvrier, Méru
Kezzoul Fadhila, maire-adjointe, conseillère communautaire et militante du PCF, secrétaire médicale, Creil
Lamani Nora, militante et responsable départementale du PCF, cadre commercial, Creil

Lambert Jean-Marie, militant du PCF, retraité, Carlepont 
Larmonie Fred, militant du PCF, restaurateur, Creil
Laval Thierry, Conseiller municipal, militant et responsable départemental du PCF, manager,  Thourotte
Legrand Jean-Paul, Maire-Adjoint,conseiller communautaire CAC, militant, vétéran et responsable départemental du PCF,  directeur de communication, Creil 
Moury Alain, militant syndicaliste, en invalidité, Noyon 
Motyka Lili, vétéran du PCF, retraitée, Méru
Motyka Charles, vétéran  du PCF, retraité, Méru
Négrobar Frantz, militant du PCF, agent de sécurité, Creil

Pacque Gérard, retraité, ancien conseiller municipal PC, Cuts
Pasquier Marcel, militant et vétéran du PCF, retraité, Andeville
Pitkevicht Erick, Conseiller municipal, conseiller communautaire CAC, militant du PCF, cadre de direction, Villers Saint Paul
Rilov Fiodor, militant du PCF, avocat, Beauvais
Sadin Claude, Conseiller municipal, militant du PCF, commerçant, Noyon
Sadin Angélique, caissière, militante du PCF, Noyon
Tollet Gérard, universitaire, militant du PCF, Valdampierre
Vollereau Martine, Maire-Adjointe, auditrice, Thiverny
 

 

Mardi 3 novembre 2009
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Je lis sur le forum de la Provence qu’Henry AGARRAT est gentil, trop gentil.

Je ne sais pas si dans le sens des commentaires, c’est un compliment.

 

En attendant, Henry a rassemblé sur son nom la Parti de Gauche et les Communistes dans leur ensemble.

 

Nous connaissons tous l’enjeu mineur de cette élection au niveau de la politique du Conseil Général.

 

C’est pourquoi, il fallait se concentrer sur l’enjeu majeur : envoyer un message clair aux pouvoir national en place, ainsi qu’aux décideurs locaux, obéissant au doigt et à l’œil inquisiteur de Jean-Noël GUERINI.

 

Sur ce point, Henry est l’homme de la situation, qui d’autre que lui peut rassembler Maxime GREMETZ (Colère et Espoir), André GERIN (Fiers d’être Communistes), Christiane PUTHOD (Vice Présidente du Conseil Régional Rhône Alpes), Jean-Luc BELPAUME (Conseiller Régional de PICARDIE) sur un Comité de Soutien ?

 

Alors que le NPA n’ait pas voulu s’associer à cette bataille qui a une chance d’aboutir devient anecdotique. Nous ne pouvons que le regretter, mais à titre personnel, je ne suis qu’à demi étonné, et leurs électeurs doivent être déçus, mais vous connaissez ma position sur le sujet.

 

Voter Henry AGARRAT, peut être un message pour ceux qui pensaient que le NPA veut vraiment bousculer l’ordre établi. Dans notre canton, contrairement à d’autres endroits, ils ne sont pas farouchement opposés à ce qui se passe, et il faut leur faire passer le message.

 

Lundi 2 novembre 2009
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Pourquoi devrions-nous nous priver de débats ?

 

Chaque fois qu’un thème peut être récupéré par la droite, ou l’extrême droite, c’est : « Courage, fuyons ! »

 

Deux débats sont en cours actuellement qui déchaînent les passions.

 

Le débat sur l’identité Française et celui sur le voile intégral.

Sous prétexte que le gouvernement fait les yeux doux à l’extrême droite, la gauche ne veut pas participer à ces débats nationaux.

Et Pourquoi ?

 

Pourquoi ne faudrait-il pas dire pendant ces débats ce que nous sommes en train de dire en dehors tout en faisant mine de ne pas y participer ?

Allons-nous laisser dire n’importe quoi ?

Nous devons participer à tous les débats.

Je préfère entendre André GERIN parler de ces auditions sur le voile intégral, que de supporter un communiqué ridicule de Marie-George BUFFET sur la pub pour le Cantal. Car cette pub, on ne va pas en faire un fromage.

Si la plupart des communistes lisaient ce qu’André GERIN leur envoie ils seraient moins intransigeants avec son travail.

 

La vrai irresponsabilité aurait été de laisser un député CNI présider cette commission, car nous aurions assisté sans pouvoir bouger à des horreurs et à une loi liberticide sortir de ces consultations.

 

Au point où nous en sommes, si je résume bien le travail de la commission, c’est qu’il n’est pas raisonnable de faire une loi.

Alors pourquoi avoir crié avant d’être battu ?

Aurait on eu le même résultat si un député très catho-pignolesque avait présidé cette commission ?

Je ne crois pas.

Les adversaires d’André GERIN sur ce dossier n’ont pas été très prolixes sur le rapport d’audition du 21 octobre . Parce qu’il n’y avait rien d’autre à en dire que ce que les militants de gauche en disent depuis le début.

Pour autant, devons-nous nous priver d’être de ce débat ? Pourquoi serions nous privés de partager nos réflexions avec les Français ?

 

Pour le débat sur l’identité nationale, c’est pareil, il faut y aller et parler fort ! nous avons des choses à dire, même des choses intelligentes.

 

Sur la publicité, que MGB, si elle veut tirer la bourre à SEGUELA regarde aussi celle de CUIR CENTER avec la fille chaude comme la braise qui hurle pour que son mec vienne au pieu au lieu de rester sur son canapé,, celles des parfums qui réduisent la femme à des objets, etc… et celle du ROQUEFORT qui fait croire à nos enfants qu’il y a des brebis rouges comme celles de BENETTON !!!


- Communauté : RECONSTRUIRE LES GAUCHES
Lundi 2 novembre 2009
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Je vous l’avais dit, c’est le trop plein à droite, et à gauche si personne ne prend en compte les aspirations des Vitrollais, nous sombrerons en Champions’League du ridicule.

 

La gauche a la possibilité de rassembler, et de gagner cette élection. Cette chance, il ne faut pas la laisser passer elle ne repassera pas.

 

Je demande aux composantes de la gauche, PG de Didier HACQUART, NPA,  et VVG de se concentrer sur un seul objectif : Battre la Droite (Ex MNR, FN ex FN, CNI, UMP, NC, MODEM, PS), en profitant de l’éclatement de leur électorat. C’est dès le premier tour qu’il faudra faire la différence, notre rassemblement peut passer la première étape en tête.

 

Si aucun accord ne sort de la réunion de cet Après-midi, il ne faudra pas pleurer au moment de constater que nous avons encore une fois laissé filer une occasion de porter la  première aspiration des Vitrollais : ne plus voter pour un socialiste ou ex socialiste.

 

C’est aussi l’occasion de montrer à l’UMP que nos concitoyens ne veulent pas de Christian BORRELY, l’éternel battu des élections à Vitrolles.

 

Ce coup ci on peut vraiment gagner si on s’y met !!! Alors : Allons y !!


- Communauté : Unissons nous à gauche...
Vendredi 30 octobre 2009
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J’ai lu La Provence d’hier, et je ne peux pas rester muet devant la mascarade qui est proposée aux Vitrollais pour cette élection. A gauche rien n’est encore dit et c’est déjà le trop plein !

 

Mais qu’est ce qui peut pousser des adultes soit disant responsables à vouloir à tout prix se présenter à une élection ?

Charles AZNAVOUR pourrait réclamer des droits d’auteur à tous ceux qui se verraient déjà en haut de l’affiche.

 

Je pensais que sagement, peu de candidats se présenteraient pour cette élection sans enjeux pour un mandat d’à peine plus d’un an.

 

Nous attendons de savoir qui Jean-Noël GUERINI désire désigner comme nouveau Conseiller Général.

 

Rien ne changera au CG, la majorité n’est pas fragile. Mais contrairement à mon idée de départ, celle de regarder les politiciens professionnels régler leurs comptes, je vais devoir prendre part à cette campagne.

 

Dire que les discussions avec BB2 m’ont influencé serait exagéré, mais j’ai un peu en travers l’image du traversin sur la conscience ;

 

Dire que la discussion avec Maxime GREMETZ hier m’a fait changer d’avis, lorsqu’il m’a dit que je me plantais dans mon idée ne m’a pas convaincu non plus.

 

J’ai simplement pensé que je ne pouvais plus, étant données les circonstances à ce jour, m’en laver les mains.

 

Je ne retiens pas non plus l’argument de candidature témoignage, on se présente pour gagner, pas pour témoigner.

 

J’attends, pour me prononcer de savoir qui sera le candidat présenté par le PC. Mais je suis convaincu, au point où nous en sommes, que si les Vitrollais veulent montrer leur désaccord avec la politique de SARKOZY, s’ils en ont marre de voter socialiste, comme ils le disent aux militants Communistes sur les marchés, ce sera pour ce candidat qu’il faudra voter.

 

Si ce que nos concitoyens nous disent est vrai, nous pouvons gagner le canton à Gauche, vraiment à Gauche !

 

Cette élection il faut y aller pour gagner, il y a la place !

 

 

 

Jeudi 29 octobre 2009
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Lors de sa réunion des 24 et 25 octobre derniers, le Conseil national du PCF s’est rangé à la volonté d’une très grande partie des communistes de France qui souhaitaient voir leur parti présenter des listes au 1er tour des élections régionales de 2010. Cette décision, arrachée à une direction nationale résignée, est le résultat de la bataille menée par tous ceux qui sont encore persuadés que le PCF est un outil indispensable au service du progrès social. A cet égard, la mobilisation depuis plusieurs mois des communistes de Picardie en faveur d’une liste de large rassemblement conduite par un(e) communiste au 1er tour des élections régionales dans notre région a été déterminante.

 

A la veille de la campagne électorale qui s’engage, les communistes de Picardie vont être amenés à prendre un certain nombre de décisions. En 2004 aux élections régionales, ils ont décidé démocratiquement de présenter une liste communiste de large rassemblement conduite par Maxime Gremetz. Cette liste a recueilli 10.86% au premier tour, le score le plus élevé réalisé par les communistes sur l’ensemble du territoire national. Ce succès est le fruit du travail des communistes de Picardie qui, à travers leur combat quotidien, ont fait la démonstration de l’efficacité de leur action.

 

Nous sommes convaincus qu’un tel succès peut être réitéré et même dépassé lors des élections régionales de 2010 comme le confirme un tout récent sondage. Toutefois, cela n’est envisageable qu’à une condition : que tous les communistes de Picardie, sans exclusive, s’unissent autour d’un projet faisant la démonstration à travers des propositions concrètes et immédiatement applicables qu’il est possible, même à l’échelon régional, de prendre le contre-pied du capitalisme. D’autant que la déception est grande face aux renoncements de la majorité sortante et de son président M. Gewerc qui ont renié tous leurs engagements et se sont, pour l’essentiel, contentés d’accompagner une crise du système libéral qui frappe notre région avec une immense violence.

 

De plus, nous restons persuadés de la nécessité de nous tourner vers tous ceux qui dans notre région partagent la conviction qu’il existe des solutions alternatives au libéralisme qui peuvent être mises en œuvre dès aujourd’hui. C’est pourquoi, nous souhaitons que, comme en 2004, où la liste Colère et Espoir aux élections régionales était composée de représentants du monde associatif, de syndicalistes, de personnalités de la société civile, la liste présentée par les communistes en Picardie aux élections régionales de 2010 soit ouverte à tous les progressistes, et ce, qu’ils appartiennent à une organisation politique ou non.

 

Dépassant ainsi l’horizon du seul Front de gauche, nous voulons œuvrer pour l’unité de tous les communistes sans aucune exclusive et offrir une main tendue à tous les progressistes. Mobiliser l’ensemble des forces de progrès en Picardie au soutien d’une liste de combat à gauche présentée par le PCF, tel est notre engagement, telle est notre détermination pour les prochaines élections régionales.

 

Jeudi 29 octobre 2009
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mardi 27 octobre 2009

Une autre gauche à la tête de la Picardie ?

Selon certaines sources bien informées, un sondage aurait été commandé sur les intentions de vote des Picards à la

prochaine régionale. Il est probable que celui-ci soit publié prochainement. Sous toutes les réserves à prendre les résultats

seraient les suivants :

UMP Mme Cayeux : 30% PS M. Gewerc : 22% Verts : 16% Colère et espoir M. Gremetz : 12% FN : 8% Front de gauche :

4% NPA : 4% Modem : 4%

Si ce sondage se confirmait cela signifierait que la liste de large rassemblement conduite par un communiste (en l’occurence

Maxime Gremetz dans le sondage) réaliserait un meilleur score qu’en 2004 . Si les deux listes celle de Maxime Gremetz et

celle du Front de gauche s’unissent et dans les meilleurs des cas si le NPA rejoint aussi le rassemblement celui-ci se

concrétiserait par une possibilité pour la gauche non socialiste de réaliser un très bon score au delà de 20% voire de

dépasser le parti socialiste en créant une dynamique de très large rassemblement à gauche et d’emporter l’exécutif de cette

région au deuxième tour.

La Picardie doit être suivie de très près car la campagne qui va s’y mener risque d’être très dynamique notamment dans les

entreprises et les milieux populaires étant donnée l’émulation à gauche !

Lundi 26 octobre 2009
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Pour les élections régionales, sur les différentes options envisageables, je me prononce pour un choix que je n’ai pas vu dans l’offre politique et que j’ai à peine entendu dans le débat, seulement du côté du Nord - Pas de Calais : des listes de rassemblement, présentées par le PCF, en lien avec les luttes, ouvertes aux acteurs de ces luttes.

 

Je suis opposée à la constitution de listes avec le PS au 1er tour, en particulier en Ile de France. Avec son choix fondamental du traité de Lisbonne, les similitudes avec le programme du MODEM, le PS ne représente pas une alternative politique correspondant à l’exigence de rupture voulue par le mouvement social, par la majorité du pays.

En Ile de France, HUCHON joue cartes sur table. Il est « social libéral ».

Les provocations contre l’Education Nationale qu’il veut régionaliser le montrent. Comme son bilan. Par exemple, son choix d’attribuer le marché du renouvellement des trains de banlieue, 4 milliards d’euros, au moins disant social, le groupe canadien Bombardier dont l’essentiel de la production s’effectue à l’étranger, contre Alstom.

Par exemple encore sa bataille pathétique pour dépecer la RATP de son patrimoine et organiser la mise en concurrence des transports urbains en Ile de France, malgré la protestation de la CGT. Je veux aussi citer les fortes augmentations, très impopulaires, des tarifs des transports.

Les élus de la liste de la « Gauche populaire et citoyenne en 2004 », préfiguration du « Front de gauche » soutiennent tous ces choix, au sein de l’exécutif.

 

C’est pourquoi je refuse aussi la perspective de listes du « Front de Gauche ».

La stratégie du Front de gauche, au-delà des régionales en vue de 2012, continue à effacer le Parti, ses positions et son identité, pour en définitive être mieux une force d’appoint du PS sur le fond.

Je ne vois pas non plus pourquoi nous devrions laisser, sans aucun avantage pour les gens, comme en 2004, la moitié des élus obtenus grâce à l’électorat et au militantisme communistes, à des « PG » ou des membres d’autres groupes insignifiants. Le PG réclame 50% des places dans certaines régions !

 

Un parti qui ne se présente pas aux élections, des années durant, sous ses propres couleurs et ses positions, risque de disparaître. Je refuse cette perspective. Je refuse de laisser enfermer notre parti dans des choix strictement institutionnels, tactiques, politiciens, où Mélenchon ou le NPA ont le beau rôle.

Notre place est d’abord sur le terrain des luttes. Ils ne nous le disputeront pas : la Poste par exemple, contre l’acceptation des directives européennes, pour le retrait du projet de loi, pour gagner tout de suite contre la privatisation.

 

Partant de cette expérience, il serait nécessaire que les communistes puissent s’exprimer sur la base d’un large débat et d’un bilan de la période 2004/2009, un bilan national des 20 régions de gauche, dont 16 à participation PCF, un bilan dans chaque région.

Je constate que les modalités retenues ne le permettent pas.

 

L’ « offre politique » est à sens unique : continuer la « gauche ensemble » dans les institutions, en ratissant avec le Front de gauche au 1er tour. Je ferai partie de ceux qui se battront pour que les communistes puissent s’exprimer sur des listes présentées, conduites par le PCF, sur nos positions.

 

La démocratie dans le parti, il ne suffit pas d’en parler. Le calendrier traduit une précipitation. Les communistes auront à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre » politique du CN avant que soient désignés leurs délégués aux conférences régionales. Sur quelle base ? Avec quel mandat ? Puis encore quelques jours ensuite avant le vote sur les décisions des conférences.

La précipitation avec laquelle on choisit d’organiser la consultation des communistes est un signe de défiance, de faiblesse. Comme l’absence dans notre fédération de Paris, de toute assemblée départementale, de tout compte-rendu de mandat des élus régionaux sortants, et même depuis le 2 septembre, de toute réunion du conseil départemental.

J’ai la conviction, moi aussi, que les communistes, ceux qui sont dans les luttes notamment, sont très loin des options proposées par l’offre politique. Je voterai contre !

Lundi 26 octobre 2009
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Depuis 2004, 20 régions sont gérées par la gauche. En quoi cela a-t-il changé la vie ? En quoi les régions ont-elles servi de points d’appui pour s’opposer à la droite au pouvoir ?

En Picardie, aucune mesure forte n’a été prise mais les cadeaux aux grandes entreprises ont été maintenues, de nouvelles taxes crées. Au total, un bilan a minima de l’exécutif social-démocrate, le choix du « moins pire ».

Partant de ces bilans, le Conseil national devait lancer le débat dans le parti lors de sa réunion prévue les 25 et 26 septembre. Elle a été annulée empêchant les communistes de disposer du temps et des éléments pour se prononcer à partir d’un contenu sur les différentes stratégies pour les élections : union avec le PS dès le 1er tour, listes présentées par le PCF de rassemblement sur des bases de lutte. Le débat a été confisqué.

Aujourd’hui, une « offre nationale » à sens unique nous est proposée : le « Front de gauche » au 1er tour pour rassembler derrière le PS au 2nd tour. Toujours après des rencontres d’appareil, on continue la même stratégie, celle des collectifs antilibéraux, celle de l’effacement du point de vue communiste, au nom d’alliances avec des groupuscules qui n’existent que sur internet, d’élus socialistes dissidents.

Depuis 1997, on connaît le résultat, notamment aux présidentielles de 2007.

Où les avez-vous vus les ouvriers, les salariés, ceux des quartiers populaires dans les « ateliers de la gauche » ?

Au nom de quoi devrions-nous faire la part belle à Mélenchon et à son PG ? A Saint-Quentin, il n’y a pas un seul PG à l’horizon ? Faut-il inventer le PG partout où il n’existe pas ou bien faire vivre et renforcer le PCF ?

Cessons l’effacement du Parti, de l’organisation qui concrètement est dans les luttes avec ses militants qui savent ce que sait que pratiquer le rassemblement dans l’action.

Nous n’avons jamais décidé, encore au congrès, de nous fondre dans une nouvelle structure, d’arrêter de nous présenter aux élections comme communistes, de cesser de permettre aux salariés, aux électeurs d’utiliser le vote communiste.

En 2004, en Picardie, les listes présentées par le PCF, ouvertes au monde du travail, ont obtenu le meilleur résultat du PCF en France, 12%. Notre démarche a prouvé que partir sous son drapeau, avec notre projet, n’est pas suicidaire, si on l’assume.

Des positions claires, de défense des services publics contre la concurrence « libre et non faussée », de maintien et de développement du potentiel industriel, etc… seuls les communistes les défendent de manière conséquente.

Le succès de 2004, nous le devons à une campagne collective de terrain, menée par les militants communistes, dont Maxime Gremetz, notre tête de liste. Cette année de nouveau il serait irresponsable de se passer de l’atout que représentent Maxime, notamment dans le monde ouvrier et chez les syndicalistes, comme les 300 communistes de Somme écartés de leurs droits dans le parti, de façon injustifiable.

Sur ce point, j’interpelle aujourd’hui toute la direction du Parti, pour avoir une réponse qui puisse être identifiée par les communistes comme un signe fort de rassemblement.

Chercher des alliances avec des groupuscules insignifiants mais tenir à l’écart des centaines de militants et de sympathisants communistes : personne ne le comprendrait dans le Parti, dans son électorat, en Picardie et ailleurs.

 

Mardi 20 octobre 2009
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Régionales : mise au point du PCF

Dans un communiqué , le PCF estime que “les déclarations surprenantes faites par Jean Luc Mélenchon dimanche soir sur France 3 nous amènent à faire les précisions suivantes.

Jean Luc Mélenchon salue un accord pratiquement scellé entre le NPA, le PCF et Le Parti de gauche. La vérité oblige à dire qu'un désaccord sérieux persiste sur la volonté de construire des majorités de gauche excluant, certes, toute compromission avec le Modem, mais prenant toutes leurs responsabilités jusque dans les exécutifs, dans lapplication des mesures quelles auront portées devant les électrices et les électeurs.

Reporter cette question au soir du premier tour n'est ni possible, ni sérieux, ni efficace. Toute ambiguïté sur cette question ne permettrait pas de redonner confiance et espoir de changement à nos concitoyens.

Le PCF entend poursuivre ses efforts pour le rassemblement à gauche le plus large, sur la base à la fois de contenus rompant avec les logiques libérales dominantes et dobjectifs politiques clairement partagés.

Quant à la deuxième déclaration de candidature du premier responsable du Parti de Gauche en une semaine, cette fois en Ile deFrance, elle apparaît peu acceptable du point de vue du respect mutuel due aux partenaires et à leur militants. La démocratie et la concertation sont préférables à lauto proclamation, elles sont aussi nécessaires à la confiance mutuelle et à celle de nos électrices et de nos électeurs”, dit encore le PCF, dans un communiqué intitulé “Le rassemblement ne fait pas bon ménage avec les coups de forces médiatiques”.

Mardi 20 octobre 2009
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Le décès de Guy OBINO va inviter les Vitrollais à désigner un nouveau Conseiller Général pour un peu plus d’un an.

 

Cette élection n’aura aucun impact sur la majorité du Conseil Général des Bouches du Rhône et ne permettra pas à ce nouvel élu d’infléchir la politique du CG sur le canton.

 

Voila donc bien une campagne inutile.

Les ambitions des uns et des autres n’en sont pas moins atténuées. Il y aura un candidat socialiste intronisé par Jean-Noël GUERINI, plus éventuellement un autre mécontent du choix du Napoléon de l’Hôtel du Département.

 

Les candidatures à gauche ne se limiteront pas aux candidatures socialistes, le Parti de Gauche de Méchant Long aura le sien, avec ou dans accord avec le NPA, car si l’on en croit les déclaration del’Ex-sénateur de l’Essonne, ex Socialiste, des accords se traitent dans le dos de ses partenaires.

 

Dans ce cas quel Front de Gauche ? Force est de constater que la position qui est la notre de ne s’allier avec personne, nous évite d’être trahis.

 

Une candidature d’alliance signifie automatiquement, tractations, compromis, compromissions, et trahisons.

 

Si en partant du PS les militants de MELENCHON ne sont pas venus adhérer au PC, c’est qu’ils avaient de bonnes raisons. Si les adhérents du PC de partent pas au Parti de Gauche, c’est qu’ils ont, eux aussi de bonnes raisons, autant de bonnes raisons qui rendent raisonnable de ne pas travailler ensemble.

 

Ma position, est de ne pas envoyer de candidat à cette élection partielle qui ne mobilisera que 30% du corps électoral.

 

La réunion de la section du PC de Vitrolles m’a surpris hier soir. Les militants présents hier soir veulent en découdre, dans le cadre d’une alliance « Front de Gauche ».

 

La peur d’être absent est forte.

 

Mais l’absence de candidat est elle synonyme de silence ? Certainement pas ! Nous avons tous les moyens d’expliquer aux Vitrollais les raisons de notre position.

 

Il a été dit que les citoyens eux-mêmes demandaient à pouvoir voter pour le candidat communiste. Ceux qui tiennent ce discours ont il conscience du vote inutile de cette élection ? Ont-ils conscience que le remboursement des frais de campagne se fera avec leurs impôts ? Ont-ils conscience que les jeux sont faits et que rien ne va plus ?

Pour ma première réunion depuis que la possibilité d’avoir ma carte m’a été donnée, je remarque que je suis en désaccord avec les militants du PCF et que ceux-ci ont peur du vide, qu’ils se raccrochent à tout pour exister. Mais on n’existe pas par procuration, le PCF existera hors de l’alliance avec d’autres parti, le parti se renforcera dès lors qu’il montrera au peuple de gauche que c’est seul qu’il fonctionne le mieux. La division n’est pas dans l’aventure électorale hors des alliance, mais dans la dilution des voix des électeurs qui ne se reconnaissent pas dans la poubelle du Front de Gauche.

 

Je suis pour le tri sélectif, le rassemblement autour du PCF. Si nous sommes tous d’accord, nous adhérons tous au même parti, sinon c’est chacun pour soi.

 

Depuis 1981, les alliances nous ont coûté trop cher, Maxime GREMETZ et ses amis viennent à peine de cicatriser et recommencent à pouvoir s’asseoir sans douleur, c’est pas pour recommencer à faire les larbins du reste de la gauche et de ne rien récolter, nous voulons profiter des fruits de notre travail sur le terrain.

Samedi 10 octobre 2009
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Samedi 10 octobre 2009
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Pour  faire vivre et renforcer le PCF

Sans remonter à 1981…

1997, la gauche plurielle au gouvernement, le coût de notre participation

1999, « Bouge l’Europe» avec Robert Hue, la Mutation, puis 2002

2007 : les collectifs anti-libéraux jusqu’aux présidentielles

Et dernièrement le «front de gauche » aux Européennes

 

Dans les cellules, les sections, de quels éléments disposons-nous pour faire un choix en toute connaissance de cause, quels rappels historiques afin de ne pas reconduire les mêmes erreurs ? A moins que l’on se positionne sur le point de vue : ce n’était pas des erreurs mais une réelle stratégie, le PCF est condamné à disparaître…  J’entends même parfois qu’il n’y aurait plus d’ouvriers dans notre pays.

Les communistes ont tranché lors de la Conférence nationale de décembre 2007, puis au dernier congrès. Ils refusent cette stratégie de destruction, de sabordage du PCF.

Un autre moyen semble être utilisé : « transformer » le parti, le vider de son contenu pour se diluer comme en Allemagne et au niveau européen dans un nouveau parti de gauche, une nouvelle coalition de gauche.

La direction est loin de mettre tout sur la table. Les éléments dont nous disposons sont rares et partiels. On nous fait clairement comprendre qu’il y aurait une ligne et que bien sûr il faut la suivre, mais certainement pas une ligne claire !

Exemple pour les régionales de mars 2010, la direction du Parti navigue à vue… Un jour, à la fête de l’Huma, on tend gentiment la main au PS, le mois d’après, au  Front de Gauche avec une déclaration attrape-tout où il n’y a aucune référence à l’Europe (voir pièce jointe).

Le conseil national des 25 et 26 septembre sur ce sujet a été annulé, preuve de la difficulté dans laquelle se trouve la direction nationale. Les enjeux de pouvoirs et de places pèsent lourd. Je le dis clairement : les élections sont pour moi un moyen et non pas un objectif, ou bien nous devenons comme le PS un parti électoraliste. Notre stratégie doit être définie clairement en fonction de l’attente des communistes et du peuple pour combattre le capitalisme et commencer à rompre avec ses choix.

Le prochain Conseil National se déroulera donc les 24 et 25 octobre pour valider (plutôt acter) les propositions de la direction nationale (l’exécutif).

Les 10 « ateliers » sur toute la France, ouverts à tous vents, loin de nos idéaux et de nos objectifs immédiats, loin des militants, loin des préoccupations de ceux qui luttent, sans débats au sein de nos organisations, (voir pièce jointe) ne font pas le compte.

On n’aborde pas nationalement la question des élections régionales sur la base d’une ligne politique claire, répondant à la situation politique du moment, point de repère pour les camarades dans chaque région. Du coup, la cacophonie règne, au détriment du parti et de sa lisibilité.

Dans certaines régions, des accords se mettent déjà en place avec le PS et dans d’autres avec le Front de gauche. Le Pas-de-Calais et le Nord partiraient sans doute avec une liste communiste.

Et la Picardie ?

Dans l’Oise, le débat est entamé avec la contribution de plusieurs camarades et des comptes rendus d’AG de section (en pièces jointes deux contributions).

Dans la Somme, au niveau de la fédération, aucun retour n’existe, sauf de la direction fédérale elle-même qui milite pour l’union avec le PS dés le 1er tour (des rencontres auraient d’ailleurs déjà eu lieu ?).

Il y a bien sûr aussi la position contraire des 300 communistes en Somme. Le temps est plus que venu de réhabiliter ces camarades ainsi que Maxime Gremetz et de leur rendre leurs droits au sein du PCF. Ils se prononcent pour une liste à l’initiative des communistes au premier tour.

Dans l’Aisne, nous venons de recevoir le journal départemental, l’hypothèse Front de Gauche y est largement défendue et Maxime rendu coupable de tous les maux.

Le compte rendu du dernier comité fédéral d’ailleurs ne permet pas le débat. De Saint-Quentin, nous étions excusés à cette réunion en raison du montage de la Fête de l’Huma.

Dans le journal fédéral, l’annonce est faite de la prochaine réunion du « Comité régional ». Mais quelle légitimité pour celui-ci ? Alors qu’il n’y a eu aucune élection de cette instance depuis 6 ans et que le débat n’est pas engagé dans le parti. 

Le débat se tient donc entre dirigeants, exécutif pour le national (le conseil national servant de chambre d’enregistrement), le comité régional (composé de qui ?), et les secrétaires fédéraux : rencontres avec les autres partis, réunions……….puis il y aura urgence  et on fera voter précipitamment les communistes sur des options qu’ils n’auront pas discutées.

Concernant notre projet pour les régions : les socialistes, le parti de gauche etc… auront leur mot à dire dans des ateliers organisés par le PCF (le programme de la « gauche », ou est le notre ?). Une dernière remarque à ce sujet, Mélenchon et son parti ont déjà écrit et fait  « un manifeste pour les élections régionales ». 

A se demander s’il ne vaut pas mieux être extérieur au Parti pour y faire valoir son avis !

Au sujet des consultations internes, je demande que, comme lors des élections européennes, le vote soit organisé au niveau des sections ou des cellules et non centralisé à la fédération comme cela s’était produit. Je ne vois pas pourquoi il y aurait une géométrie variable en fonction des élections

 

Mon point de vue sur les régionales à ce stade:

Le congrès n’a pas décidé de nous fondre dans une nouvelle structure qui remplacerait le PCF mais d’agir avec d’autres partis de gauche dans le cadre des actions à mener et en gardant chacun son indépendance.

Pour autant, depuis les Européennes, quasiment chaque cantonales, municipales, législative… est menée au nom du « front de Gauche ».

Nous avons rejeté un die-Linke français ou une « gauche unie » à la méthode italienne. C’est le projet de Mélenchon. D’ailleurs la campagne des européennes à montré clairement où il voulait en venir et lui a servi de piédestal. Merci aux communistes qui ont fait le boulot ! Nous sommes communistes et le PCF ne doit pas se taire pour ne parler que d’une seule voix : celle du Front de gauche qui supplanterait le parti

L’identité et les positions communistes sont toujours d’actualité. Elles doivent apparaître le plus clairement pour se développer, y compris lors des échéances électorales. Sur l’UE, « l’Europe des régions », la défense des services publics nationalisés contre la concurrence « libre et non faussée » (voir nos batailles pour la Poste ou la SNCF), pour la défense du potentiel industriel, personne d’autre que les communistes ne défendra nos positions. Il est important qu’elles apparaissent. Si tout le monde parle de changer la société, communistes, nous mettons un contenu derrière cette phrase : appropriation des moyens de productions, nationalisations, autogestion,…

Quel projet pour la Picardie et les Picards, quelles ambitions pour les régions au niveau national ?

Quel bilan de la gauche au pouvoir au niveau régional ? 20 régions gérées  par la « gauche » depuis 2004 : en quoi cela a-t-il changé la vie, en quoi les régions ont-elles servi de point d’appui pour s’opposer à la droite au pouvoir ? Aucune mesure forte, les aides aux grandes entreprises maintenues, de nouvelles taxes créées : un bilan a minima, un bilan conforme à ce que l’on peut attendre de la social-démocratie. En Picardie aussi.

C’est pourquoi je me prononce pour la constitution au premier tour d’une liste de rassemblement à l’initiative des communistes.

Avec un rassemblement qui commence par le rassemblement des communistes et s’appuie sur l’expérience du succès de 2004.

Concernant Maxime Gremetz, Jean Luc TOURNAY et Jean Luc Belpaume, ils ont rempli jusqu’au bout le mandat que leur avait remis les communistes lors de la conférence régionale de 2004, à travers leurs votes et leurs prises de positions mais aussi en étant sur le terrain, à coté du peuple.

Je rappellerai que la décision de ne plus les reconnaître comme groupe communiste n’a pas été le choix des adhérents de l’Aisne. Je regrette profondément que cette décision n’ait pas été prise sans un débat ni une consultation du Conseil départemental et des communistes. Cela n’a fait que nous diviser un peu plus et renforcer les incompréhensions. J’affirme aussi que les communistes n’ont pas eu tous les éléments nécessaires afin de mieux comprendre cette situation.

Nos élus ont préparé un bilan avec les éléments à l’appui ainsi que les pistes à mettre en débat pour notre projet. Je souhaiterais que ces informations soient communiquées à tous par le biais de la fédération.

Que l’on aime ou pas Maxime Gremetz, les sentiments personnels non rien à faire dans notre débat, sa personnalité, son image de fidélité à nos idéaux ont beaucoup contribué à ce que nous fassions prés de 12% lors des régionales de 2004.

Aux dernières législatives, alors que la fédération du PCF de la Somme présentait un candidat contre lui (mais  il a pu compter sur le soutien de très nombreux communistes dont  celui d’Alain Bocquet, député du Nord, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale), il a remporté cette législative  avec prés de 66% des voix. Comme quoi le fait de ne pas mettre son drapeau dans la poche et de partir avec son étiquette, ne conduit pas à la catastrophe.

Pour finir, je pense qu’il est temps et largement temps de se préoccuper de l’unité de tous les communistes pour l’avenir du Parti afin d’être en capacité de changer vraiment et en profondeur la donne, dans les luttes comme pour cette prochaine échéance électorale.

Cette unité peut se regagner par un débat constructif, sans faire abstraction des points de vue différents, en n’évitant aucune question, mais aussi en laissant hors jeu les rancœurs, pour que vive le PCF parce que le pays en a besoin.

Fraternellement

Corinne BECOURT

 

Point sur  les Européennes : je vous transmets quelques éléments de l’analyse que nous avions faite lors du Comité fédéral de juin et qui n’étaient pas repris dans Communiste 02 :

Une abstention majoritaire, et un basculement à droite

Ces deux constatations n’en font qu’une, surtout si l’on retient aussi que c’est un phénomène qui ne se limite pas à un ou quelques pays, mais affecte l’ensemble des pays d’Europe

Le 1er mai, l’Humanité titrait « 72% des Français soutiennent les revendications ». Ces derniers mois ont été marqués par des luttes de grande ampleur dans notre pays, dans un contexte de crise du capitalisme.

A plusieurs reprises, le 29 janvier, le 19 mars, les travailleurs ont manifesté par millions. Le soutien à ce mouvement qui met en cause directement la politique du Président et du gouvernement et ses contre-réformes n’a cessé de s’étendre.

 Force est de constater que ce mouvement de fond, qui porte la perspective d’une alternative politique, ne s’est pas retrouvé dans la campagne des élections européennes. C’est l’autre enseignement de l’abstention qui atteint des sommets, parfois 75%, dans les villes ouvrières et les quartiers populaires.

 

Pour autant, en aucun cas, le gouvernement ne peut se prévaloir de l’expression d’un soutien majoritaire à sa politique. Ses partisans se sont logiquement davantage mobilisés. L’UMP arrive largement en tête mais son résultat, 28% des exprimés, ne représente guère qu’un Français sur 8.

Un  élément  positif est constant : l’engagement des militants communistes dans la campagne, nous savons faire.

Le plus négatif :  alors que pour le NON au référendum nous avions su convaincre, cette fois si le taux d’abstention est lamentable, effectivement comment demander au peuple de ce prononcer contre le dernier traité, contre cette Europe qui détruit, qui casse  et deux ans après les solliciter pour élire des députés qui siégerons à ce parlement et donc par la même, à travers leurs votes ils cautionnaient cette institution qu’ils avaient rejeté massivement.

C’est dans les villes et les départements les plus ouvriers (Nord, Pas de calais) ou nous avons le moins gagné, voir perdu le plus de voix, sauf Tergnier pour l’Aisne, mais le nom de Desallangre y est pour quelque chose, la population n’y a pas trouvé son compte, n’y ses repères

Ont nous à exposé les résultats des élections en terme de pourcentage, donc positif, alors que si on y regarde de plus prés en terme de voix  le score reste à peu prés identique que lors des européennes 2004, alors que l’on aurait pu croire que l’alliance avec d’autres nous aurait, si ce n’est projeté vers le haut, permis un résultat électorale plus conséquent.

Européennes 2004, le PCF présente ses propres listes: 3 élus communistes avec l’Outre mer  1.009.976 voix,

Européennes 2009 «front de gauche»: 3 élus communistes avec l’Outre mer, 1 041 755 voix

  31779 VOIX de plus que le PCF en 2004

D’autre part, comme l’a dit Olivier Tournay lors de son intervention, nous revendiquons un bon score !  quelles voix avons-nous gagnées, est-ce le PCF, Mélenchon, le Front de Gauche, pour qui les gens ont voté ? personne ne peut  dire aujourd’hui  qu’elle est le score du PCF ?

Dans la finalité, nous y avons perdu en terme de voix, de clarté, de visibilité, nous avons permis à un autre parti, créé par un seul homme, représentant dans notre département une dizaine de personnes (ancien socialiste qui a voté pour Maastricht) de se mettre en haut de l’affiche

Nous les avons laissés nationalement, parler en notre nom

Sous prétexte de cette campagne, nous avons démontré notre incapacité  à être dans les luttes, pas du fait des communistes bien sûr, mais de notre direction nationale qui n’a pas su ou voulu mener ces combats 

Pendant que les manifs s’organisaient, nous invitions à des débats, sur les élections européennes  et pourquoi ?

Deux députés communistes Européens, deux PG, un ex NPA,

Cela valait-il le coup ?

Samedi 10 octobre 2009
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Monsieur le Premier Ministre,

Le Conseil constitutionnel a été saisi par plus de 60 députés à propos de la proposition de loi tendant à favoriser l’accès au crédit des PME et à améliorer le fonctionnement des marchés financiers.

Ce texte a été adopté le 17 septembre 2009. Un amendement du Sénat y figure visant à modifier le régime de la fiducie française afin de permettre l’émission d’obligations financières conformes aux principes de la finance islamique.

Le cabinet de madame Lagarde vient de faire savoir que si le Conseil constitutionnel, qui doit rendre son avis dans les prochains jours, censurait l’amendement concerné, il serait introduit dans un autre projet de loi.

Cette détermination gouvernementale suscite beaucoup d’émotion et d’interrogations sur les bancs de l’Assemblée nationale.

Monsieur le Premier ministre, pour la sérénité des débats parlementaires, je vous demande de surseoir à cette modification du droit français. Pourquoi faudrait-il le rendre « charia compatible » ? L’heure n’est pas à l’accommodement, si minime soit-il. Je souhaite que la représentation nationale puisse disposer de l’ensemble des éléments sur cette question aussi sensible.

Je préside, comme vous le savez, la mission d’information relative à la pratique du port du voile intégral sur notre territoire national.

A mesure que nos travaux avancent, il apparaît que derrière cette coutume vestimentaire contraire à nos principes et à nos valeurs républicaines se dissimule un véritable projet politique visant à imposer les normes de la charia dans notre droit et dans la vie quotidienne des populations. Ces normes sont d’un autre âge, foulant aux pieds la liberté, l’égalité, la fraternité, la dignité humaine.

Née dans les années 70 en Arabie Saoudite, la finance islamique est aujourd’hui présente dans 45 pays dans le monde, à travers près de 300 banques islamiques. Elle gère des capitaux d’un montant total d’environ 700 milliards de dollars. Le taux de croissance de ses encours s’évalue entre 15 et 20 % par an et laisse entrevoir pour demain un potentiel avoisinant les 4 000 milliards de dollars.

Ce gisement immense de liquidités fondé en particulier sur l’envolée des prix du pétrole cherche des placements rémunérateurs, mais dans le respect de la loi islamique fondée sur le Coran et la charia.

Madame Brunel, auteur et rapporteur de la proposition de loi sur les PME, justifiait l’amendement précité en expliquant qu’il visait à « introduire les principes de la charia dans le droit de la fiducie française en la rendant compatible ».

Madame Lagarde, pour sa part, citait en exemple la place financière de Londres qui a ouvert grandes ses portes à la finance islamique.

La Grande Bretagne fait, en effet, preuve d’une « tolérance » absolue à l’égard des islamistes au point qu’aujourd’hui des tribunaux de la charia rendent la « justice » sur le sol britannique. Il y a même des responsables politiques anglais qui veulent inscrire cette réalité dans la Constitution.

Devrions-nous accepter peu à peu la remise en cause de notre droit, de nos valeurs démocratiques et républicaines, tout ce qui régit les valeurs progressistes depuis deux siècles ? D’autant qu’il y a beaucoup d’interrogations sur ces milliards de dollars qui transitent par la finance islamique.



Le gouvernement avec la représentation nationale doit confirmer sa vigilance à l’égard des dérives intégristes et donner des signes forts sur le respect des valeurs républicaines et des principes de laïcité de la France. Et pour quelle raison, à quel titre, de quel droit et au nom de quoi faudrait-il adapter les règles bancaires de notre pays à la loi de la charia ?

J’espère que vous prendrez l’initiative de reconsidérer cette initiative législative dans le respect du travail de la représentation nationale.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'expression de mes meilleurs sentiments.

André GERIN

Mardi 6 octobre 2009
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Qu’un débat s’ouvre avec les communistes

 

5 octobre 2009

 

 

Ayant pris l’initiative de demander la création d’une commission d’enquête sur la burqa ou voile intégral puis, en juillet 2009, ayant été élu président d’une mission d’information parlementaire comprenant 32 députés de la représentation nationale, 17 de droite, 15 de gauche, je souhaite qu’une information des communistes ait lieu et qu’un débat s’ouvre entre nous.

 

Je suis étonné du silence de plomb de Marie-George Buffet et de l’équipe dirigeante. Parce que l’on peut être d’accord ou pas d’accord avec ma démarche, il me semble préférable que les bouches s’ouvrent afin de ne pas laisser place aux non dits, aux ragots, aux attaques personnelles d’un autre âge, visant à évacuer les questions politiques et idéologiques. Je suis prêt à m’expliquer devant le conseil national. Je ne cherche pas à avoir raison tout seul ni à plaire à tout le monde. Mais je veux être respecté dans mes convictions.

 

La mission porte sur le voile intégral. Nous ne voulons pas ouvrir un nouveau débat sur la question du foulard. Il faut que les choses soient claires. Le voile intégral, c’est un ghetto portatif, un cercueil ambulant, un linceul sur le visage. Cette tenue est inacceptable.

 

Une guerre idéologique

 

Que représente le voile intégral au plan politique et idéologique ? Telle est, pour moi, la question cruciale. L’atteinte à la dignité de la femme est terriblement flagrante. Mais il faut s’interroger au-delà : une idéologie barbare se répand-elle de façon rampante dans certains territoires de la France et de pays européens ? Je le crois. La République est-elle menacée dans ses fondements ? C’est mon sentiment. Y-a-t-il là, matière à combattre, pour les progressistes et pour les communistes ? Si l’on veut poursuivre cette belle ambition de « sortir l’humanité de sa préhistoire », je dis oui.

 

Il faut mener la guerre idéologique au même titre que les combats économiques et sociaux. Pour moi la question idéologique est vitale, existentielle pour un parti communiste révolutionnaire. Je suis persuadé qu’il nous faut apprendre et comprendre l’islam. En même temps, nous devons nous décomplexer vis à vis du religieux en nous appuyant sur la culture laïque de notre pays. Il nous faut combattre les intégristes, les fondamentalistes qui instrumentalisent l’islam à des fins politiques. Sur cette base, nous voulons dialoguer avec les représentants des musulmans de France pour réfléchir ensemble à la place d’un islam respectueux de la République et des principes de laïcité.

 

Au-delà des chiffres, il faut voir ce qui se passe dans la vie quotidienne. Il y a une islamisation intégriste de territoires de la République, une mise au pas de la vie publique, civile, de l’intimité des familles, un bourrage de crâne des enfants, des adolescents, garçons et filles.

 

Pour les jeunes filles, c’est l’enfer. Les rapports amoureux entre musulmans deviennent obligatoires et très contrôlés. La sexualité est ravalée. Le planning familial est interdit de fréquentation. Les mariages arrangés, les mariages forcés reviennent en force, comme au temps du féodalisme. La tenue vestimentaire à l’occidentale est proscrite. L’uniforme islamiste est imposé. L’école publique est honnie. Il faut fuir ces endroits qui regroupent des mécréants et suivre des cours par correspondance. On ne compte plus les certificats de complaisance pour être exempté de sport pendant la puberté, pour les raisons religieuses. Pourtant des jeunes collégiennes demandent des vestiaires pour pouvoir se changer à l’intérieur du collège et s’habiller comme les copines. Mais il faut compter avec la violence du milieu familial. Les salafistes veulent dicter leur loi dans les quartiers et ils étendent leur emprise dans les familles

 

Pour les garçons, c’est le bourrage de crâne. Les témoignages de professeurs dans les lycées sont éloquents. Dès 14 ou 15 ans, certains se lèvent pour contester le prof et les cours de biologie, sciences naturelles, philosophie, histoire. Dans certaines classes, il est impossible de parler de la shoah.

 

Il faut souligner l’emprise du religieux dans les clubs sportifs et nous avons, à présent, des témoignages de création de syndicats communautaires à caractère religieux dans certaines entreprises du CAC 40.

 

Depuis les années 1990

 

Le nombre de situations conflictuelles, avec des femmes qui refusent d’ôter le voile intégral, augmente dans les lieux d’accueil publics, lors de l’établissement d’une carte d’identité, d’un passeport, pour un mariage. Souvent, c’est l’homme qui monopolise la parole et profère, parfois même, des menaces contre les fonctionnaires.

 

Une multitude d’autres problèmes surgissent dans les services publics. A l’hôpital : comment soigner une femme qui refuse d’être examinée par un médecin homme ? Dans une école maternelle : à qui remettre l’enfant quand on se trouve en présence d’un fantôme ? A la Poste, dans les banques : à qui remet-on le courrier, l’argent ? Souvent les personnels sont désemparés devant la multiplication de situations malsaines alors qu’il s’agit, dans la plupart des cas, d’actes simples de la vie civile.

 

Il faut également faire toute la lumière sur les commerces tenus par des salafistes dont l’unique raison d’être est le blanchiment de l’argent dans le cadre du financement de réseaux à dimensions internationales.

 

Depuis les années 1990, notamment après la première guerre du Golfe, des exemples allant en ce sens abondent à Lyon, dans l’agglomération lyonnaise, à Paris et dans plusieurs départements limitrophes, à Lille et plusieurs grandes villes du Nord, à Marseille pour noter les plus importantes.

 

Qui a intérêt à laisser pourrir les choses ? Comment ne pas voir que la stigmatisation de l’islam s’accompagne d’un abandon des classes populaires confrontées à la paupérisation économique et sociale ? Il nous faut regarder avec angoisse et lucidité le pourrissement moral et culturel de pans entiers de la société, le retour aux intégrismes, l’emprise des gourous sur nos gamins et les familles populaires les plus fragiles. Nous sommes face à des gens sans scrupules, dont l’idéologie et les pratiques font écho à celles du Front national quand son chef, Le Pen, a conquis pignon sur rue en faisant son miel de la stigmatisation des immigrés et en vociférant contre l’insécurité.

 

La gauche et singulièrement le PCF a fait mine de ne pas voir et a refusé le combat politique contre la merde du pourrissement social et moral des quartiers populaires gangrenés par les politiques d’austérité, transformés en ghettos de la misère, là où se nourrissent, sur le fumier de la crise, les mafias avec les trafiquants de drogue et les intégristes islamiques. Nous avons au moins trente ans de retard sur cette question.

 

Une démarche hautement républicaine

 

En 2002, deux gamins, de 19 et 20 ans, du même quartier de Vénissieux, se sont retrouvés à Guantanamo après être passés par Londres et avoir rejoint les réseaux d’Al Qaïda en Afghanistan et au Pakistan. A ce jour, on ne connaît toujours pas les têtes de réseau. Comme par hasard, ce quartier est un haut lieu de trafic, de mafia et d’intégrisme.

 

En avril 2004, j’ai contribué à faire expulser de France un imam, ce que l’on a appelé l’ « affaire Bouziane ». Il faut se souvenir que cet imam se prononçait publiquement en faveur de la lapidation des femmes, accommodant ses diatribes de propos antirépublicains, anti France, anti blancs. A l’époque, j’avais déposé une proposition de commission d’enquête sur ces faux imams, en considérant qu’il y en avait plusieurs milliers sur notre territoire. Le groupe communiste ne m’avait pas suivi redoutant une stigmatisation des musulmans.

 

Il y a, depuis des dizaines d’années, une dérive, un laisser faire, un aveuglement des responsables politiques du pays. Cette situation a porté un tort immense aux musulmans qui vivent en très large majorité dans les quartiers populaires. Elle porte un préjudice grave à l’islam en lui déniant une place digne dans la République française. Il y a un enjeu considérable à ce que l’islam puisse exister sereinement en France, pays aux racines judéo-chrétiennes.

 

La démarche que j’ai entreprise contre le port du voile intégral est la même que ce combat contre les faux imams. Je la crois hautement républicaine. Elle ne dédouane personne ni à droite ni à gauche.

 

Il y a matière à réflexion si l’on veut bien se rappeler la position des occidentaux après la révolution iranienne, en 1979, le soutien aux talibans, suite à l’intervention soviétique en Afghanistan, en 1981, les conséquences dans nos banlieues des événements en Algérie, à partir de 1988, avec le FIS et le GIA, soutenus par les USA. N’oublions pas les attentats en France, en 1995 et l’affaire Khaled Kelkal. N’oublions pas les attentats à New York, le 11 septembre 2001, en Espagne ou à Londres. On pourrait allonger la liste, dans le monde entier.

 

Nous ne pouvons pas tourner autour du pot. Nous tendons la main aux musulmans pour une place de l’islam digne de ce nom, en France et en Europe. Dans le même temps nous devons combattre sans faiblesse un nouveau fascisme qui prône des coutumes moyenâgeuses et des pratiques féodales et qui n’ont rien à voir avec la religion et l’islam.

 

Le mariage du drapeau rouge et du drapeau tricolore plus moderne que jamais

 

Je crois à la force de la République, au génie de notre peuple. Ce génie s’exprime au-delà des clivages partisans, dans le respect des personnes, des engagements politiques. C’est en relevant de grands défis de civilisation que notre pays a construit le meilleur de son histoire.

 

Le voile intégral et ce qu’il recouvre est un de ces défis de civilisation. Notre peuple vit un malaise. Il souffre d’un laisser aller après les innombrables combats qui ont forgé la République : le siècle des Lumières, la Révolution française, les insurgés de 1848, la Commune de Paris, 1936, le Conseil national de la Résistance, les luttes anticoloniales, 1968.

 

Le mariage du drapeau rouge et du drapeau tricolore est plus moderne que jamais. Car la République, ses valeurs, ses fondements, constituent le meilleur atout pour résister au capitalisme du désastre. En combattant l’idéologie barbare que sous-tend le voile intégral, nous combattons l’obscurantisme. Nous portons un humanisme révolutionnaire qui va de pair avec un utopie combattante pour construire la société du partage, du commun, du communisme.

 

Osons défier les fondamentalistes islamiques, les Tarik Ramadan et consorts. C’est une tâche difficile mais indispensable pour que le PCF retrouve les lettres de noblesse qu’il a gagnées dans les combats émancipateurs du XXème siècle, singulièrement dans la bataille pour la libération nationale face à la barbarie nazie.

 

Car au cœur de la lutte des classes, il y a la guerre idéologique qui fait rage pour écraser la conscience populaire et entraver l’émancipation humaine. Sans ce combat idéologique, il n’y a pas d’avenir pour le Parti communiste français. Et je n’ai pas du tout l’intention d’être un communiste désarmé.

 

 

Six journées d’audition ont eu lieu. Dix autres sont programmées au niveau national, d’ici fin décembre 2009. De plus, la mission d’information se déplacera à Lille, le 8 octobre, à Lyon, le 15, à Marseille, le 5 novembre, en région parisienne et à Bruxelles à la mi novembre.

 

Les comptes rendus de la mission sur le site : http://www.andregerin.com

 

 

Pour plus d’informations :

Contacts :

Jacques Desmoulin : 01 40 63 69 70 jdesmoulin@hotmail.fr

Jean Miaille : 06 12 48 32 41 jeanmiaille@wanadoo.fr

 

André GERIN

Lundi 5 octobre 2009
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