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La situation est tendue mais le PCF a réussi à limiter la casse. En réunissant quelque 4,15 % des voix (contre 4,82 % en 2002), il n'enraye pas la baisse de son influence, mais parvient à maintenir presque tous ses sortants au second tour.
Symbole de cette situation ambivalente, Marie-George Buffet, ex-candidate à la présidentielle, se retrouve en ballottage dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis (Dugny, Blanc-Mesnil, Stains) et devancée par le candidat de l'UMP Thierry Meignen. Elle voit ses positions s'affaiblir, alors qu'en 2002, elle était arrivée en tête au premier tour (29,25 %) devant l'UMP.
La secrétaire nationale avait pourtant retrouvé le sourire dimanche, au vu des premiers résultats. "Notre score est en progression. En 2002, avec des résultats comparables, on nous donnait entre 10 et 12 élus, nous en avons eu 21", expliquait Mme Buffet, qui en profitait pour appeler la gauche à se mobiliser "dans un désistement global, loyal et déterminé".
Au siège du Parti, place du Colonel-Fabien, on affichait aussi un optimisme étonnant. "Nous avons bien résisté. L'objectif d'un groupe parlementaire communiste à l'Assemblée nationale est parfaitement réalisable", estimait Patrice Cohen-Seat, bras droit de la secrétaire nationale. Selon les décomptes de Michel Laurent, responsable à l'organisation, seuls quatre candidats sur des sièges de sortants ne seraient pas présents au second tour : Mireille Schurch dans la 2e circonscription de l'Allier, Gilles Poux éliminé dans la 3e de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers-La Courneuve) qui perd le siège détenu par Muguette Jacquaint, Frédéric Dutoit dans la 4e des Bouches-du-Rhône, et dans la 2e de l'Isère, où la succession de Gilbert Biessy a été hypothéquée par la concurrence de deux candidats se présentant sous l'étiquette PCF.
LA RÉGION PARISIENNE RÉSISTE
La division n'a pas été partout assassine. Ainsi, dans la 1re circonscription de la Somme, le sortant Maxime Gremetz, contesté par la fédération qui lui avait préféré un autre communiste moins remuant, arrive en tête et gardera probablement son siège.
Les élus de la "banlieue rouge", en région parisienne, s'en sortent également mieux que prévu. Malgré une légère érosion, due notamment au grignotage des voix par la concurrence du Parti socialiste, les députés communistes résistent. C'est le cas en Seine-Saint-Denis de Patrick Braouezec, François Asensi et du député apparenté PCF Jean-Pierre Brard. Pierre Gosnat, à Ivry dans le Val-de-Marne, devrait retrouver le siège de Jean-Claude Lefort, qui ne se représentait pas, et Pierre Muzeaud celui de Jacques Bruhnes dans les Hauts-de-Seine. En revanche, Jacqueline Fraysse à Nanterre (Hauts-de-Seine) aura fort à faire pour battre Christian Dupuy de l'UMP.
Le PCF espère encore sauver son groupe grâce à l'appui de deux députés Domiens (Réunion et Guadeloupe). Si tel n'était pas le cas, le PCF perdrait alors des moyens financiers précieux mais surtout une tribune politique. Et Marie-George Buffet devrait endosser un recul de plus après la débâcle de la présidentielle. Sans certitude alors de pouvoir se maintenir jusqu'au congrès de 2008.
Sylvia Zappi

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ZADIG 12/06/2007 21:40

Il faut demander le départ de cazimir de tous les ouiouistes affimés ou cachés (on s'occupera du petit Chirac=Sarko et de son petit TCE après le 2nd tour).Il faut qu'un Gremetz, Gerin, Bocquet, Chasseigne, Liberti, Carvalho, Vaxes, Paul, Brard, etc.. prenne la place illico presto de Cazimir (MGB).Fini les bobo ouiouistes!!!!!!!!!!!!!!Retour adonf vers les fondamentaux idéologiques du PCF et sous une forme non abscone, et lisible du peuple et du prolétariat de la gauche, la vraie. Finis les comités anti libéraux de mes deux qui n'ont pas apporté une seule voix au PCF (au contraire).Plus de démocratie dans le PCF (Gremetz, Bocquet, Karman, Gerin, Chasseigne, Liberti, Brard, etc, ...ne sont plus stalinien même s'ils n'en n'ont pas conscience, ils sont des communistes authentiques et qui acceptent le pluralisme au sein du PCF, y compris pour être en opposition à un appareil aux botes du PS).Chasseigne aurait fait fait plus de 10% aux présidentielles dans la lignée idéololigique d'un Duclos, d'un  Leroy ou d'un Valdeck (ou Vaillant Couturier). Réélisons massivement tous les députés rééllement communistes.Si Dutoit n'était pas sur les poisitions droitères d'un Brahouezec ou d'un Asensi il aurait fait autant de voix qu'un Vaxes ou qu'un Liberti et serait présent au second tour pour la gagne!Fini le people, l'évenementiel. Vive le retour de l'idéologie de gauche décomplexée, une gauche populaire et populiste (pensez au prix populistre de litterature qui a honoré de nombeux écrivains communisants..).ZADIG