COMMUNIQUE DU SYNDICAT CGT RTM

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Les Traminots ont raison
Le Tribunal Administratif, dans sa décision en date du 6 juillet 2007, annule les dispositions suivantes imposées par la Communauté Urbaine :
 
        Modification du Règlement Intérieur de la RTM, privant celle-ci de son monopole dans l’exploitation des transports publics sur le territoire de la Communauté Urbaine, et restreignant son champ d’action au territoire de la seule ville de Marseille.
        Soumission de l’exploitation du Tramway à une Délégation de Service Public.
 
La CGT salue ce jugement. La Justice de la République vient de déclarer illégales les mesures contre lesquelles les traminots ont lutté pendant 46 jours de grève en octobre et novembre 2005.
 
On avait accusé les traminots grévistes d’être des voyous à la solde d’une idéologie archaïque. Force est aujourd’hui de constater que nous n’avons fait que défendre les lois et valeurs de la République. Dont acte.
 
Marseillaises, Marseillais : nous avons fini, au bout de deux ans, de payer nos 46 jours de grève. Cela a été dur, mais nous n’avions qu’un but : que le tramway reste un service public exploité par la RTM, pour vous transporter et non pour faire dégager du profit à une multinationale.  
 
Aujourd’hui, les usagers des Transports Publics à Marseille font face à la restructuration de la RTM.
 
L’attente aux arrêts est souvent interminable, car la Communauté Urbaine a cru bon de faire des économies de bout de chandelle sur le dos des Marseillais, en leur faisant croire qu’un tramway moderne et performant exploité par un privé résoudrait tous les problèmes.
 
Jean-Claude Gaudin disait vouloir, « pour les Marseillaises et les Marseillais, le meilleur transport au meilleur prix ». Dans les faits, il leur a donné, par des voies illégales, l’occasion d’arriver plus souvent en retard là où ils entendent se rendre. Tout cela, nous l’avions dénoncé lors du conflit de 2005.
 
La CUM doit, aujourd’hui, faire face à ses devoirs, à ses responsabilités, envers les Marseillaises et les Marseillais qui méritent un Service Public de Transport digne de la deuxième ville de France.
 
La CGT se fait forte de le lui rappeler.
 
 
Marseille, le 6 juillet 2007

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