J’ai bien lu cet extrait.

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Donc, j’en déduis que les Camarades de « Communistes en Somme » et les autres ailleurs en France seront conviés à ces réunions.
Je salue au passage les Camarades de Vitrolles-Marignane qui m’invitent régulièrement, j’encourage les autres à en faire de même pour les camarades éparpillés.
 
 
 Extrait du Rapport au Conseil National des 6 et 7 octobre 2007 d’Hervé Bramy
Par : Conseil national
Mis en ligne : 7 octobre
 
Elargir la participation à d’autres femmes et hommes
Si les communistes sont au-devant de la scène souverains pour ce qui concerne l’avenir de leur formation, de leur projet politique pour la France, l’Europe et le monde, leur définition de la visée communiste qu’ils entendent revitaliser et revivifier ; il n’en reste pas moins que nombre de femmes et d’hommes attendent de nous, nous sollicitent, nous interpellent, nous proposent des idées, des actions pour avancer ensemble. Ce qui serait possible dans la vie de tous les jours lorsqu’il s’agit de se rassembler pour agir ensemble ne pourrait pas l’être dans un moment où nous réfléchissons à l’évolution de la société ? La souveraineté des communistes, qui doit être pleine et entière, est de mon point de vue conciliable avec l’échange, la confrontation, voire la construction commune avec d’autres personnes qui ne sont pas membre de notre parti. Dans le déroulement de préparation du congrès nous proposons de les inviter à participer sans délibération commune à nos débats de sections et départementaux, et ce dans le respect des prérogatives des uns et des autres.
Cela m’apparaît, nous apparaît - je l’espère franchement - d’autant plus nécessaire qu’aucune des questions que nous nous posons n’est en dehors du mouvement des consciences. Peut-on penser, par exemple, l’avenir de la gauche, ses contours, son rôle, son utilité – et dans ce mouvement, le rôle, la place et l’utilité des communistes - pour répondre aux aspirations de notre peuple, sans en débattre avec celles et ceux que nous sollicitons au quotidien au plus près de notre activité militante ? C’est pourquoi nous suggérons que nous nous donnions la possibilité de convier, à l’échelle des sections, un homme ou une femme, un ou une militante du mouvement social, un ou une intellectuel-le intéressé-e-s à quelques moments de notre congrès.
N’est-il pas fini le temps où les citoyens se comportaient seulement en soutien à une formation politique ? Le mouvement de celles et de ceux qui veulent participer, contribuer, co-élaborer grandi comme nous le constatons. Participer ce n’est pas décider à la place de celles et de ceux qui détiennent ce pouvoir ; donc pour clarifier il n’est pas possible d’imaginer que cette participation élargie structure un processus intégrateur pour fonder autre chose. Et ce pour une raison bien simple, nous n’avons pas, au-delà de nos opinions personnelles, reçu ce mandat des communistes.
Je pense que les femmes et les hommes que nous pourrions inviter sauront comprendre notre position.
Sur quels thèmes débattre ?
Le questionnement des communistes est vaste. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce qui a fondé leur adhésion au Parti, en finir avec ce capitalisme qui génère des inégalités et des injustices incessantes, provoque la misère ici et là-bas, des guerres et des conflits régionaux sans cesse renouvelés, produit des gâchis énormes, empêche les hommes et les femmes de se réaliser et de s’épanouir alors que les avancées scientifiques et techniques et les moyens financiers existent… pour en rester qu’à de très schématiques idées… Tout cela reste d’actualité dans leur attachement et leur engagement au sein d’une formation politique qui propose de dépasser ce calamiteux système.
Rien n’est aussi simple, car quel est ce capitalisme que nous disons en crise et qui se révèle en permanence capable de recycler les aspirations d’une large masse des salariés et des consommateurs pour perpétuer son existence ? Comment mieux parvenir à le définir ?
Nous ne sommes pas totalement dépourvus de cadres d’analyse, toutefois peut-on considérer que notre appropriation commune reflète bien la réalité ?
Dans le mouvement de la société et du monde, les consciences sont elles-même en mouvement. Sommes-nous suffisamment en prise avec ces mouvements et au final avec ce que pensent réellement les citoyens, les salariés, les jeunes de la société et du monde dans lesquels ils vivent ? Que savons-nous réellement de la société et du monde auxquels ils aspirent ? Comment dans cette mouvance perpétuelle perçoivent-ils le communisme, notre visée, notre projet de société dans les conditions où nous l’exprimons aujourd’hui ? Quelle image les femmes et les hommes se font-ils des communistes ? Ne faut-il pas faire un saut qualitatif réel de notre capacité à percevoir le mouvement des consciences, à appréhender les ressorts de la structuration des opinions et des mentalités de nos concitoyens ? Entre le souhaitable et le possible, où se situe le curseur des consciences individuelles et collectives ?
C’est me semble-t-il ce que nous avons voulu traduire plus amplement dans le texte introductif au questionnement proposé pour le congrès de décembre prochain.
Le questionnement des communistes est d’un grand foisonnement. Chacune des questions posées par un ou une communiste mérite de l’intérêt. J’ai lu plusieurs textes de questionnements. Ils présentent tous une approche et une cohérence d’ensemble intéressantes. Toutefois, chacun conviendra qu’il était impossible de toutes les traiter. Le travail de défrichage nous a conduit à sérier, à hiérarchiser et au final à prioriser une première série de questions. Et puisqu’il s’agit d’une première série, je vous propose que nous prenions l’engagement sur toute la durée du processus de n’en laisser aucune de côté. Cela demande évidemment que nous nous organisions en conséquence.
Alors, quel est notre parti pris pour sélectionner cette série de neuf questions thématiques ? Il nous a semblé opportun de traiter en premier les questions sur lesquelles nous avons buté dans la période récente au moment même où nous avons produit un effort considérable de conviction. Ces questions, comme on le précise dans le projet de résolution, sont au cœur des actes politiques actuels et du débat idéologique. Elles ont marqué la campagne électorale.
Quelles sont-elles ?
Ce sont celles du travail, de la possibilité de faire autrement face à l’économie, de regrouper dans un même thème les enjeux de la nation, de la souveraineté nationale, des rassemblements européens et mondiaux pour faire bouger les choses dans le bon sens, celle de la fracture sociale qui conduit à l’exclusion de l’immigration, celles de la sécurité, de l’écologie et enfin celles également regroupées du Parti, du rassemblement, de la stratégie et des alliances.
Dans le peu de temps qui nous a séparés de notre dernière réunion de commission nationale qui s’est tenue mercredi, nous nous sommes efforcés de façon synthétique de problématiser en quelques lignes les enjeux. Bien entendu nous sommes conscients des limites de ce travail, cela constitue une bonne base et nos travaux doivent permettre tous les enrichissements nécessaires.
Comment proposons-nous de travailler sur l’ensemble de ce questionnement ?
Le processus engagé pourrait se découper en trois grands chantiers :
Celui de l’émergence des questions par les communistes. Il est largement engagé depuis cet été avec le document qui a été fourni aux communistes pour qu’ils participent à l’établissement de l’ordre du jour du congrès de décembre. C’est ce que nous avons appelé « osons faire l’inventaire ». Ce travail doit se poursuivre comme je l’ai indiqué précédemment.
Puis le chantier de l’approfondissement du questionnement. Il s’agit là, dans chaque section, sur chacun des thèmes, d’engager la réflexion, de développer les analyses, caractériser les enjeux, solliciter les opinions, susciter des débuts de réponses sous des formes variées. Afin d’enrichir et de dynamiser les échanges, nous proposons à chaque fédération d’organiser un ou deux débats publics de dimension départementale sur le thème de leur choix parmi ceux qui seront arrêtés à l’issue de nos travaux. Une dizaine débats seraient organisés avec une résonance nationale. Nous proposons de solliciter parmi les intervenants des hommes et des femmes susceptibles de nous faire des apports utiles à la réflexion du mode du travail, de la création, du mouvement associatif…
Enfin, le chantier de la confrontation, parce que nous savons qu’il existe, des perceptions ou des opinions différentes qui s’expriment dans la société et dans le Parti sur des questions essentielles pour parvenir à notre ambition commune, celle de la transformation de la société. Notre démarche consiste donc à poser sur la table toutes ces approches de telle manière qu’elles s’expriment dans un cadre convenu ensemble. C’est ce nous pourrions appeler « instruire le débat » afin de permettre la formation de la libre opinion des communistes et des citoyens. C’est en étant vraiment informé des tenants et des aboutissements des différents point de vue que l’on est en capacité réelle de décider. Chacun des thèmes est susceptible de donner lieu à des confrontations.
Le processus que nous engageons ne se résume pas à celui de l’étape préparatoire au congrès de 2007. Il y a un avant et il y aura un après congrès extraordinaire.
Les délégués de 2007 auront à fixer le mandat de la direction pour le congrès ordinaire de 2008. Celui des décisions. Le mandat devrait comporter des propositions de démarche et d’initiatives pour le préparer de la façon la plus offensive.
 

Publié dans Debats

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ZADIG 11/10/2007 00:07

Oui c'est vrai vous avez raison.D'autant plus que dans le 93 il ya pire que Bramy.Mon frére travaille au CG (communiste, fils de communiste et de permanent mais rentré au CG uniquement sur la base de ses diplomes, ce qui est une exeption chez les cadres) et il m'a toujours dit que le groupe autour de Brahouezec et de député maire de Tremblay (qui a son propre groupe) est un pannier de crabes.Gayssot a aussi fait beaucoup de dégats, ainsi que Michel Laurent qui se présente à Pantin tout en habitant dans Paris....Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les pratiques de direction au CG 93 (promotion de tel enfant de député ou de dirigent du PC c'est affligent pour la mémoire du parti des fusillers).Autre exemple : Ralite qui a nommé son gendre maire d'Aubervilliers... etc.. je pourrai vous citer 50 exemples.A l'inverse je pense que quelqu'un comme JP Brard, outre qu'il sera largement réélu en tant que maire de Montreuil contre la ouiouiste Voynet, aurait fait un excellent dirigent du PCF de premier plan (il sait parler lui contrairement à Cazimir, et il milite aux amis de la commune...etc...).Beaucoup de gâchis mais je pense que le PCF depuis 30 ans est l'histoire de gâchis de génération de cadres et dévvouement de générations de militants du mouvement ouvrier qui se découragent face aux abandons de la clique bureaucratique stalinienne.(Hue/Gayssot/Laurent fils/Braouezec/Zarka qui tutoie le fils Lagardère/Cohenseat/Gau et maintenant les belles chemises de Tartignolles).ZADIG

SINGER ALAIN 10/10/2007 10:38

EH oui!!!!!!!! dans chaque SECTION le silence doit-etre rompu ; tout a fait d'accord avec toi ,ceci permettrait au moins d'avoir un dialogue????? d' accord ou pas , C'EST MALHEUREUSEMENT ce qui ne s'est JAMAIS vraiment fait dans la F.D. 80??? et qui s'est emplifié ces derniéres années, a en devenir INVIVABLE ? ceci avec l'aval du C.N., et pour conséquence ( enfin l'une) la création de "COMMUNISTES EN SOMME" dont je suis FIER d'étre l'un des "PIONNIERS" il faut se REVEILLER !!!!! MAIS  beaucoup ont le sommeil  "LOURD"SINGER Alain  "communistes en somme " section FOUILLOY CORBIE

Jacques 10/10/2007 10:08

Le problème ce n'est pas Bramy ou un autres. Les individus passent après le collectif. Rien ne peut résiter à un collectif. Nous savons que nous sommes plus nombreux que ceux qui veulent tuer le parti. Mais comme beaucoup ne veulent pas parler, nous avons du mal à nous compter. Il suffirait que dans chaque section le silence soit rompu pour que les choses changent.

ZADIG 10/10/2007 08:37

BRAMY s'apprète à être président du CG du 93 en tant que membre éminent du PS dans sa nouvelle tendance stalinienne dirigée par Buffet-Tartignoles-Braouezec-Gayssot-Cohenseat-Zarka-Hue-Dionet-Wurtz....bon débarras!!!!!!!!!!!!!!!!!!En attendant les électeurs de Montreuil vont renvoyer Voynet à son camp des ouiouistes en réélisant son maire communiste Brard...La boucle est boucléeZADIG