Sarkozy et l’UMP,représentants d'un capitalisme cynique et sans pitié

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Cet article fait suite au document : « PCF, être marxiste aujourd’hui »
 
 
Nicolas Sarkozy veut « moraliser » le capitalisme financier. Les sociaux-démocrates veulent le réguler. Pour les révolutionnaires, il faut combattre le capitalisme et relancer l’hypothèse communiste d'une nouvelle révolution sociale.
 
Paradoxe des temps modernes : moins d’une génération après l’effondrement de l’URSS, après un évident triomphe et une domination sans partage sur l’ensemble de la planète, le capitalisme occidental se trouve bel et bien menacé, discrédité par sa dérive financière.
 
Cette dérive financière est d’autant plus puissante et dangereuse qu’elle n’est ni conjoncturelle ni provisoire. Elle correspond à un grand mouvement de l’économie mondiale, à une phase historique du développement de l’impérialisme. Elle exprime une cassure dans l’histoire du monde industrialisé. Plus le capitalisme se donne des airs propres, mieux apparaît son vrai visage, cynique et sans pitié. Et si le capitalisme avait fait son temps ? La réponse prend corps au fur et à mesure que les peuples se posent la question. L’équation européenne est de ce point de vue éloquente. Les parlements nationaux, tous empreints de la doctrine capitaliste, votent à de larges majorités pour le renforcement de l’édifice supranational. Mais ils ne se montrent guère enclins à consulter les peuples. Nous ferons leur bonheur sans eux voire contre eux ! On sait vers quoi mènent de telles aberrations démocratiques !
 
Au XIXème, l’Etat que décrit Marx et auquel s’affronte le mouvement ouvrier est bel et bien l’instrument de domination d’une classe sociale, le garant de l’exploitation des travailleurs. Au XXème siècle, sous le coup des luttes populaires, notamment contre les guerres criminelles du capitalisme, notamment la grande boucherie de 1914/1918, et, ne l’oublions jamais, sous l’effet de la portée universelle de la Révolution d’octobre 1917, l’Etat subit d’importants bouleversements. C’est lui qui, par ses lois et décrets, à travers les conventions collectives, s’emploie à humaniser les rigueurs du capitalisme. Progrès du droit du travail, augmentation continue de la fiscalité et des systèmes de redistribution. Toutes les évolutions législatives vont dans le même sens. L’Etat retrouve des vertus conférées par la Révolution française, ces vertus républicaines qui forment le socle de la nation française : protection des pauvres, rempart contre l’arbitraire et l’injustice d’un marché sans foi ni loi, valorisation de l’éducation et de la culture.
 
Marqué par une montée en puissance de l’Etat, le capitalisme évolue « à reculons » sous la formidable pression morale et politique de son adversaire : l’idéologie communiste, porteuse d’espérance et d’avenir. On doit faire un effort de mémoire, aujourd’hui, pour se souvenir à quel point cette pression était forte, avec la portée considérable du Front populaire de 1936, le programme du Conseil national de la Résistance, les luttes anticoloniales, le mouvement étudiant et les occupations d'usines en mai et juin 1968 et tout ce qui a fait la force, l'identité, les racines historiques du Parti communiste français depuis le congrès de Tours, en 1920.
 
Mais depuis Valéry Giscard d'Estaing puis François Mitterrand, le mouvement s'est inversé. En 1980, l’élection quasi simultanée de Margaret Thatcher en Angleterre et de Ronald Reagan en Amérique correspond à l’émergence d’une nouvelle idéologie du capitalisme : prendre directement les commandes de la société en imposant la dictature du fameux marché « libre et non faussé ». Les élites prennent conscience que les voies militaires, par essence portées par les Etats, peuvent se poursuivre hors l’occident et qu’une nouvelle arme redoutable apparaît : le développement de la consommation avec son incomparable force d’attraction. Belle occasion pour briser les solidarités tissées au fil des générations ! Les travailleurs ont naturellement tendance à se serrer les coudes. Le consommateur est par nature atomisé.
 
Le nouveau credo du capital tient en peu de mots : le marché est bon, l’Etat est mauvais ; alors que la protection sociale était considérée comme un critère de progrès de la société, on la dénonce comme un encouragement à la paresse ; alors que l’impôt apparaissait comme un moyen essentiel pour concilier le développement économique et la justice sociale, la fiscalité est accusée de décourager les plus dynamiques et les plus audacieux. Il faut donc réduire les impôts et les cotisations sociales, déréglementer, c’est-à-dire faire reculer l’Etat sur toute la ligne pour que le marché puisse libérer les énergies créatrices de la société.
 
Le capitalisme financier du XXIème siècle, qui opère sur toute la planète de façon quasiment « immatérielle », à la vitesse de l’informatique, n’a plus le même besoin d’Etat que le capitalisme industriel du XIXème siècle qui devait manœuvrer des millions de producteurs dans ses pays-mères pour faire son profit. Le capitalisme a besoin maintenant d’élargir l’exploitation, de tout l’oxygène de toutes les forces de travail, manuelles et intellectuelles, de la société. Il lui faut réduire le champ de compétence d’un Etat minimum pour lui substituer autant que possible les forces du marché.
 
Maastricht, en 1992, marque cette rupture historique qui s’accompagne de cassures sociales dramatiques et dangereuses pour les peuples et les pays. Sauf à considérer que l’essentiel des progrès sociaux introduits en un siècle était des aberrations anti-économiques, on ne peut accepter l’idée qu’ils soient peu à peu remis en cause : que, sous prétexte de retrouver leur punch, toutes les économies industrialisées se durcissent irrémédiablement, se déchirent, régressent socialement. Et dans tous les domaines : la ville, la santé, l’école, la justice, la solidarité, etc. La commune, maillon de base de la nation française est largement mutilée, appauvrie, vidée de son sens républicain.
 
Or, tout se passe comme si les élites consentaient de facto à cette régression, soit qu’elles l’acceptent pour le compte des riches, soit qu’elles ne veulent pas voir d’autre alternative sinon coller des rustines. Tout le monde ou presque, de Sarkozy à Blair, espère en un succès de la révolution conservatrice. Mais de quel succès peut-on parler quand Nicolas Sarkozy dit qu'il faut faire table rase de 1968, quand le vice président du Medef, Denis Kessler veut détricoter les acquis du Conseil national de la Résistance. Ce sont toutes les avancées progressistes, républicaines, de civilisation du XXème siècle qui sont dans la ligne de mire.
 
C'est bien cela que l'on vit aujourd'hui, cette dérive du capitalisme financier peut se poursuivre jusqu’à son terme. Que deviendrions-nous si l’Europe et la France basculaient carrément dans un modèle reaganien ? L’hypothèse n’est pas absurde. L’américanisation progressive de l’Europe, en effet, ne se limite pas à l’économie. Le mouvement est bien plus profond.
 
1.                            la déculpabilisation de l’argent, qui, dans notre vieille société de tradition catholique, représente un tournant capital qui la rapproche du monde anglo-saxon.
2.                            le triomphe de l’individualisme, le « chacun pour soi ». Avec, simultanément, le déclin spectaculaire des engagements collectifs : syndicats, associations, etc.
3.                            le « durcissement » social, notamment dans le monde du travail, et l’aggravation des nouveaux stress liés à la compétition, à la peur du chômage, etc.
4.                            l’uniformisation des comportements, notamment entre Paris et la province, en particulier sous l’influence désormais hégémonique de la télévision, considérant les chaînes publiques comme anachroniques dans ce monde de la pensée unique et totalitaire.
 
Essayons d’imaginer ce qui peut survenir si la société continue de se « marchandiser » en suivant le modèle américain.
 
La protection sociale, bien sûr. Finis les remboursements automatiques à 80 % des dépenses médicales et pharmaceutiques. Oubliés l’accès de tous à l’hôpital, aux techniques de pointe, au scanner, à l’échographie, etc. Chaque Français devrait faire son affaire des dépenses de santé, comme de ses dépenses de logement, de nourriture ou de voyages. S’il est victime d’un accident de la route et transporté aux urgences, il devra s’habituer à l’idée qu’avant tout soin, on lui demandera, à lui ou à sa famille, quelles sont ses ressources personnelles et qui paiera la facture.
 
L’école. Plus question, assurément, d’imaginer une école gratuite de la maternelle à l’université. Chacun devra choisir selon ses moyens et assurera à ses enfants ce qu’il peut. L’école de qualité et les études longues redeviendront ipso facto - et sauf l’exception des boursiers – le privilège des enfants issus de familles riches.
 
Les transports en commun. Tout laisse à penser qu’ils deviendraient rapidement ce qu’ils sont aux Etats-Unis, c’est-à-dire vétustes, peu commodes, mal entretenus. La suprématie de la voiture individuelle s’en trouverait définitivement consacrée, avec toutes les conséquences bien connues. Augmentation vertigineuse des coûts de stationnement, paralysie des villes, etc.
 
Les équipements collectifs. Impossible d’imaginer qu’ils puissent être maintenus dans l’état où ils sont. Ceux qui sont à la charge des collectivités locales, ceux qui relèvent de l’Etat, souffriraient à des degrés divers de la paupérisation des administrations. Jardins publics, espaces verts, routes et chemins, gares, aéroports, etc. La tendance ne sera pas à l’embellissement ni même à l’entretien. Que l’on pense au visage offert par la plupart des grandes villes américaines. Et ne croyons surtout pas que seuls l’agrément et le bonheur des yeux ne sont en cause.
 
Les inégalités. Les mécanismes de redistribution par l’impôt ne joueraient plus que de façon affaiblie. Conséquence : les inégalités sociales, déjà en augmentation, feraient un bond au point de changer de manière significative l’équilibre de la société. Les riches encore plus riches et les pauvres de plus en plus paumés, illettrés, exclus. Exclus notamment du RMI (revenu minimum d’insertion) dont plusieurs centaines de milliers bénéficient aujourd’hui et qui devraient alors s’en remettre à la seule charité privée. Les « nouveaux pauvres » seraient, du coup, bien plus nombreux et encore plus pauvres. Difficile d’évaluer les conséquences de cette régression sur le « désordre social » (violence, délinquance, drogue, etc.) Mais une chose est certaine : elles seraient nombreuses.
 
Travail et chômage : Ici, le modèle néo-américain marque des points. Patrie du plein-emploi pendant « les trente Glorieuses », la France n’a cessé depuis 30 ans de produire à la fois des plans de lutte contre le chômage qui sont de véritables escroqueries et des chômeurs toujours plus nombreux et plus difficiles à réinsérer. Les Etats-Unis au contraire considèrent les politiques de plein-emploi comme un péché contre l’esprit. Mais depuis Reagan, ils sont parvenus à réduire le taux de chômage de près de moitié, le ramenant à 6 %. Et cela, non par la multiplication des aides, mais au contraire par leur réduction, ce qui a contraint les chômeurs à accepter une proportion croissante d’emplois sous-qualifiés et mal rémunérés, au premier rang desquels un nombre sans cesse grandissant de policiers privés et de gardiens en tous genres.
 
Que vaut-il mieux ? Davantage de chômeurs assistés ou de travailleurs mal payés ? La France devrait-elle se résigner à choisir entre deux facettes d’une même soumission alors qu’elle a fait la preuve tout au long de son histoire qu’une protection sociale plus généreuse peut aller de pair avec une économie plus performante. Qu’avons-nous à gagner à nous soumettre au modèle américain ? Les détenteurs du capital et de gros patrimoines sortiront – peut-être – leur épingle du jeu. Mais ce sera au prix d’un appauvrissement généralisé de la société, jetant des millions de Français dans une pauvreté absolue tandis que les classes moyennes subissent une érosion lancinante de leur pouvoir d’achat. Un combat impitoyable se déroule depuis plusieurs années. Tout ce qui fait l’originalité française au XXème siècle est mise en cause systématiquement :
-         durée du travail
-         droit du travail
-         remboursement des médicaments
-         franchise médicale
-         privatisation des universités
-         criminalisation de la misère, de l’action syndicale
-         droit d’asile
-         étranglement des collectivités locales
-         démantèlement des services publics
-         et le pire est à venir… Cela s’appelle un recul de civilisation (made in Sarkozy).
 
 
Il y a dans l’attitude des dirigeants de notre pays quelque chose qui s’apparente au pétainisme des années noires de la deuxième guerre mondiale : une servilité mortifère qui sacrifie l’avenir pour un présent rabougri. C’est ce qui nous a conduits au désastre du 21 avril 2002 puis à l’élection d’un Nicolas Sarkozy dont personne ne combat sur le fond la politique de soumission au grand capital.
 
Avec les dirigeants actuels, c’est un capitalisme cynique et sans pitié qui se lâche sans complexe. Il n'y a que la richesse des ogres de la finance qui compte. La grande bourgeoisie qui se présente comme un modèle d’avenir ne sait que manier l’arrogance : traiter les pauvres de paresseux, les immigrés d’arriérés, les réfugiés de gueux. Pour défendre ses intérêts égoïstes, son cœur de pierre, elle ne fait que dresser des murailles : entre l’Europe et le reste du monde, entre les beaux quartiers et les ghettos de la République. Ils ne savent que construire un véritable « mur de l’argent ».
 
Le constat de sa domination est terrifiant : 90 % de l'humanité vit dans l'inégalité. Des zones de misère effroyable couvrent des immenses régions du monde et dans les pays riches, des millions de familles sont paupérisées. Une fracture de plus en plus béante existe vis-à-vis des classes populaires. L'Etat se retire et abandonne des missions d'intérêt général. Nous assistons à la dislocation de la vie politique, à l’élargissement de la fracture civique et politique avec la jeunesse et à l'allégeance d'une grande partie des élites intellectuelles ainsi que des grands médias à la monarchique présidentielle. Il faut briser les chaînes publiques.
 
La France doit investir, doit s’investir dans l’avenir, avoir le courage du « détour productif », source première de la richesse. La France a d’immenses atouts, notamment dans le domaine des technologies de pointe, singulièrement pour produire de manière propre en respectant la planète et ses équilibres écologiques. A son échelle, modeste, la France peut montrer une voie nouvelle de la sagesse. Cette voie confirme l'hypothèse communiste.
 
Il faut refuser la fatalité d’un modèle économique dans lequel la profitabilité des entreprises se fait au détriment de la communauté sociale. La montée inéluctable du chômage se poursuivra tant que les décideurs économiques et politiques défendront la thèse selon laquelle seule la croissance permet de lutter contre le chômage.
 
On voit que la croissance économique plombée par la croissance financière détruit des emplois autant et peut être plus qu’elle n’en crée. On a vu dans l’agriculture et l’industrie comment les gains de productivité se font au détriment de l’emploi. Les politiques économiques sont de plus en plus contradictoires avec les besoins de la société.
 
Où est le progrès social, comment ne pas être angoissé devant la montée de l’exclusion, du sous développement, de la faim, de la surpopulation ? Comment penser que l’on peut résoudre ces problèmes alors que le capitalisme financier livre une guerre économique dévastatrice et sans pitié en spoliant la planète entière. Son agression engendre le désespoir de ceux qui ne sont pas des nantis, amenant une partie des populations à chercher dans les nationalismes, les intégrismes, l’intolérance, un exutoire et des compensations illusoires et dangereuses.
 
C’est bien d’une nouvelle révolution dont il est question si l’on veut sortir de cette spirale infernale qui conduit à une régression de civilisation. Il ne suffit pas de changer de politique, il faut changer la société, de modèle économique pour être fidèle aux valeurs et idéaux de l’humanisme, du socialisme, du communisme. C’est le sens de notre combat.
 
Comment faire exister cette hypothèse communiste ? C'est la grande question des révolutionnaires à laquelle doit répondre le Parti communiste français. Abandonner ce combat reviendrait à donner raison à Sarkozy et consorts. L'heure est au courage pour re-faire du communisme notre champ idéologique et militant, re-faire du Parti communiste une organisation révolutionnaire autonome en pensée, en théorie et en action, enracinée sur ses bases nationales, populaires, avec une grande et belle ambition internationaliste. Tel est l’enjeu existentiel que nous aurons à trancher lors du prochain congrès, fin 2008.
 
http://www.andregerin.com

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ZADIG 20/01/2008 12:44

On se dirige directement vers des élections présidentielles et législatives trés anticipées.Le PC avait un boulevard politique à condition de revenir à ses fondamentaux idéologiques marxistes et communistes et à ne pas hésiter à dénoncer un PS droitier à 100%, avec le nouveau TCE, la suppression des régimes spéciaux, les 42 ans de cotisation, les 15 millards pour les millardaires, la sécu, l'mpérialisme américain soutebu par Sarko et le PS, la crise des subprimes, etc...Non tout ce qui a intéressé la clique bureaucratique et droitière (Hue/ brahouezec/Buffet allias cazimir), c'est une union avec le PS de gôche....Nullissime à 100% et abscon ces ploucs.Même DSK, sentant des élections anticipées à plein nez, revient du FMI et NY...ZADIG

Nicolas 19/01/2008 02:00

Salut Jacques je te pose le message que je viens d'envoyer à Jean Marc Coppola:Message à Jean Marc Coppola, secrétaire fédéral de Parti Communiste des Bouches du Rhône, Conseiller Régional et membre du Conseil National du PCF Jean Marc Coppola, Secrétaire Fédéral du PCF 13 Cher camarade, La prise de décision du Conseil Départemental sur les municipales à Istres n'est pas conforme aux statuts du PCF. Tu es un représentant national et local du PCF: tu es membre du Conseil National et secrétaire de la fédération des Bouches du Rhône, ainsi tu dois être au courant des règles de vie du parti, je te rappelle que tu as voté lors du congés XXXIIIème départemental et national les statuts modifiés du PC. Cependant je dois te les rappeler car tu sembles les avoir oubliés: "CHAPITRE V - Les élu-e-s communistes - 18. Les candidatures: 18.2. Les communistes élaborent les projets de candidatures dans l'instance correspondant à la circonscription électorale concernée en liaison avec les instances qu'elle regroupe : -assemblée générale des communistes résidant dans la commune pour les élections du conseil municipal, ou dans les communes concernées pour les structures intercommunales et les conseils d'arrondissements et de secteurs, -conseil départemental pour les élections cantonales, législatives et sénatoriales ainsi qu'au Conseil de Paris" La décision du Conseil Départemental du PCF 13 de Jeudi sur les municipales à Istres n'étant pas conforme aux statuts du PCF, elle est donc NULLE et ne sera pas reconnue par les communistes d'Istres car non légale. Les statuts sont une normes importante pour la vie du PCF et ils doivent être respectés par tous. Fraternellement Nicolas Maury Membre de la section Istres/Fos du PCF Membre du Conseil Départemental (courrier mail envoyé à la Fédération et copie à Marie George Buffet, Secrétaire Nationale du PCF)