Dernier discours d'André GERIN Maire de Vénissieux

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Voici un texte d'andré GERIN qui m'a obligé à alimenter ce blog malgré le manque de temps.
J'ai souvent crtiqué André, mais ce texte m'oblige à lui présenter des excuses, tant il dit ce que j'attendais q'un communiste dise depuis longtemps, et que le PCF s'il voulait être digne de son sigle et de son histoire devrait dire.
Dommage que ce soit pour tirer sa révérence à la Mairie de VENISSIEUX.
Je ne pourrai pas, faute de temps alimenter mon blog dans les jours à venir, et je suis heureux que ce soit ce texte qui soit en première place lorsque vous visiterez cet espace

Merci André


Après avoir conduit près de 200 conseils municipaux, je préside le dernier ce soir et à cette occasion je souhaite m'adresser aux Vénissians, parler de mes engagements, de mes convictions, de ce en quoi je crois pour les combats d'aujourd'hui et de demain.

Je veux évoquer la crise politique, morale et civique de ces 30 dernières années, la dégradation des comportements, la chute des valeurs, la perte de repères. Je veux parler du déni de l'intérêt général et de l'incapacité des dirigeants du pays à décider dans le seul intérêt du bien commun.
C'est le mépris du peuple souverain
Ce sont les mensonges d'Etat

Vénissieux est un concentré des questions cruciales de la société française. Les Français, épris de justice, du bien commun, ne supportent plus les inégalités, les privilèges enkystés qui ne font qu'entretenir les germes de la guerre civile. Face à la mondialisation qui favorise le laisser-faire, le terrorisme -un choc aggravant - détruit la confiance en la civilisation, l'immigration non maîtrisée met en péril le creuset d'intégration civique et met en cause l'identité nationale du peuple français. Pour moi, le plus grave est l'absence de dignité, de sanctions, de courage civique.

Le devoir de résistance s'impose plus que jamais à tous les citoyens lorsqu'ils ne peuvent plus supporter de voir chaque jour la République bousculée par des ambitieux sans scrupules. La révolte des patriotes peut réveiller le peuple somnambule pour que la République revive.

Il ne suffit pas de dire non, il faut expliquer pourquoi et surtout proposer une autre vision exigeante de la République. Je pense à la Constitution de 1793, à celle de 1848 et surtout à celle de 1946 que l'on détricote au mépris du Conseil national de la Résistance. Nous assistons à une remise en cause de l'intérêt général au plus haut niveau de l'état.

Que contrôle le gouvernement ? Qui corrige la mondialisation d'un capitalisme cynique et sans pitié pour permettre de retrouver l'esprit de service face au profit du marché, aux ogres de la finance ? Les citoyens doivent exercer leur droit de résistance et leur devoir de remontrance. C'est l'exigence d'une élévation de l'éducation et de la culture politique pour nourrir l'esprit critique.

 

Je crois à une France éprise de moralité, de civilité et d'excellence. De nombreux enseignants tiennent bon ; des parents confiants vis-à-vis de leurs enfants n'abdiquent pas ; des jeunes se dévouent sans chercher le moindre avantage ; des professionnels ne trahissent pas leur conscience ; des dirigeants savent partager l'effort, le temps et les bénéfices avec tous les acteurs de l'entreprise ; des élus incapables de corruption servent leur pays avec passion en étant prêts à passer le relais à d'autres générations ; des fonctionnaires ne comptent ni leur temps, ni leur peine pour régler les problèmes ; des médecins n'ont aucune envie de trahir leur serment d'Hippocrate.

 

Je revendique la culture de l'humanisme et le courage pour l'avenir, avec toutes celles et ceux qui sont des artisans de paix et du bien public et je crois à la noblesse d'un cœur enthousiaste.

 

Combien de citoyens sont choqués, irrités par la complaisance à l'égard du laisser-aller de notre société face aux violences et à l'immoralité, dont s'est servi Nicolas Sarkozy pour se faire élire président et mettre en cause notre héritage progressiste.

 

Alors que nous souffrons de la vulgarité, de la méfiance, de l'individualisme, la question centrale est d'apprendre à vivre dans la cité. C'est pourquoi la formation au respect de soi et des autres est la base de la vie en commun. Le premier cercle, la famille, où l'apprentissage de la vie en commun et de la solidarité est fondé sur la tendresse, l'affection, la paix.

 

La participation des habitants à la vie de leur immeuble, de leur quartier, de leur ville, c'est la base de la salubrité civique, c'est un combat républicain sans esprit partisan. Depuis 1990 avec les conseils de quartier, j'ai fais de cette question la plus difficile un axe prioritaire. Le bénévolat, l'engagement, le militantisme sont des valeurs fondamentales.

 

L'école aussi est le passage obligé pour atteindre l'ouverture d'esprit de l'adulte citoyen. La jeunesse par définition est le cœur de la générosité et du dévouement. Comment expliquer que 15% des jeunes ont des difficultés à lire ? Que penser des comportements incivils, de l'inculture flagrante, de l'illettrisme, de la vulgarité ? Apporter un soutien aux parents est primordial. Il est surtout essentiel d'être des responsables exemplaires à tous les niveaux de la société française. Mais comme chacun de nous, l'enseignant doit mériter d'être respecté par les élèves, les parents et le gouvernement. Ceux qui mettent en cause systématiquement le corps enseignant ont une attitude politique à contretemps. Aujourd'hui, c'est l'école publique laïque qui est menacée par le gouvernement.

 

Durant ce quart de siècle, j'ai appris à oser combattre sans complaisance, sans fard, les maladies de la société qui pourrissent la vie des quartiers, de nos gamins, tout ce qui empêche le vivre ensemble. Je l'ai fait par conviction intime. Je hais la compassion superficielle et l'exploitation politique des maladies sociales de la société.

 

Combattre la drogue, l'économie souterraine, les trafiquants et les mafias fait partie de la salubrité publique. L'usage des stupéfiants est lié au vide d'une société sans finalité humaine. La logique imposerait une véritable guerre nationale et internationale contre les délinquants en col blanc, les narcotrafiquants et le blanchiment de l'argent sale. Le trafic de drogue est un crime comparable à l'esclavage. Nous ne pouvons rester silencieux et inertes sous peine de non-assistance à enfant, adolescent en danger.

 

Je veux parler aussi de la violence, des violences, une violence endémique qui porte atteinte au vivre ensemble, à la paix civile. Je pense à Jimmy, mort à 18 ans à cause de l'argent de la drogue. Je pense à Jean-Marc Guenelay, mort pour avoir résisté au racket. Je pense à l'adjudant-chef Jean-Jacques Bagrowsky, pompier grièvement blessé, une jambe arrachée, dans l'exercice de ses fonctions lors d'un incendie de véhicule. Les violences sont entretenues par la télévision, par les jeux, par la déviance barbare ; les stades sont devenus des arènes de guerres tribales.

 

L'enjeu pour ce que l'on a appelé les « banlieues » (les ghettos de la République - le rejet de l'autorité de l'Etat), c'est l'exigence de la présence de l'Etat, de ses services, pour que la République revive dans la cité.

 

Il convient d'entretenir, d'encourager une culture républicaine, l'amour de la France, dans une France judéo-chrétienne aux racines catholiques, avec un islam des Lumières, un islam apaisé qui trouve sa place dans le cadre des principes de la République et de la laïcité. J'ai décidé de mener ce combat bille en tête contre tous les intégrismes. L'exemple le plus parlant est celui de l'imam Bouziane qui a mené un travail de taupe en utilisant le prétexte de l'islam à des fins de nouveau fascisme et en cultivant un travail souterrain de racisme anti-blanc et anti-France. Dans certains cas, nous assistons à la mise en cause de la féminité.

 

Soyons des exemples d'apaisement, de confiance, de travail obstiné et détendu, et sortons de ce que nous assènent les haut-parleurs médiatiques et des haut-parleurs qui crient « Tout le monde il est beau. Tout le monde il est gentil.» Soyons sérieux.

 

Nous voulons vivre ensemble la Nation, la patrie à la française, autour des valeurs universelles et singulières qui font la France de l'hospitalité, du droit d'asile, pétrie des principes républicains et laïcs. Il est urgent de moraliser la vie politique, de porter un idéal républicain à défendre, une France à aimer.

 

Quoi qu'il en soit, je crois, en politique comme dans la vie, à l'engagement à titre personnel. Gardons de la volonté et un désir de résistance. Je revendique l'imminente dignité de l'être humain, et pour cela apprenons à chacun l'engagement, la volonté, la résistance, le militantisme. Ce sont des valeurs modernes que l'on tente de disqualifier. Avoir des convictions constitue un gage de santé publique pour refuser la grande supercherie d'une société sans limites, sans freins, sans règles, sans croyances partagées.

 

La France est reconnue quand elle se manifeste au nom de l'esprit. Tout ce qui élève la société sert la société, le vivre ensemble, la paix. Aujourd'hui, la révolte monte contre la vulgarité, la médiocrité. Je suis de ceux qui placent les valeurs morales et civiques au cœur d'une civilisation pour l'Homme. J'aime la France, son humanisme révolutionnaire, son utopie combattante.

En tant que maire et député communiste, en tant que citoyen Gerin, comment ne pas être vent debout, lorsque notre société ne résout pas le problème de la pauvreté, le devenir des quartiers dans les villes, ne s'attaque pas au chômage, à la délinquance, à la drogue, ne régule pas les migrations ? Comment ne pas refuser le cynisme politique et l'immoralité qui préside au plus haut niveau de l'Etat ?

 

Notre génération a le devoir de proposer à la jeunesse en quête d'espérance une réponse républicaine de civilité et une pensée, une culture, une spiritualité toujours rebelle et apaisante. C'est ce que j'ai souvent appelé le courage civique, le sursaut républicain.

 

En écrivant cette intervention, j'ai pensé à ce quart de siècle que j'ai vécu avec passion, en ayant toujours l'objectif de garder ma personnalité, ma manière d'être - mais ce n'est pas à moi de juger - avec une volonté, une liberté de penser. Je pense à Guy Fischer, premier adjoint, durant ces 10 premières années de travail en commun en toute intelligence politique, qui l'eut cru. Je pense à Yolande Peytavin, la première adjointe qui lui a succédé, à ces 14 années qui ont permis à Vénissieux de mettre un véritable coup d'accélérateur pour le dynamisme, le renouveau. C'est le capitaine du bateau Vénissian qui a belle allure aujourd'hui.

 

Avec tous mes amis, élus communistes engagés, mobilisés pour porter la tâche immense de l'activité municipale, tous ceux qui m'ont été les plus proches, les plus engagés, élus socialistes, de gauche, tous mes opposants aussi, j'ai appris l'humilité, le respect républicain.

 

Je pense aussi à l'inoubliable Martine, ma première secrétaire, que j'ai fait souffrir, une amie de fidélité et de bonté, celles et ceux qui m'ont accompagné, sont là, efficaces avec l'esprit du travail bien fait. Je pense à la période la plus marquante avec Yann Béard comme directeur général. Je pense à tous ces fonctionnaires tellement engagés pour le service public. Je devrais en citer plusieurs centaines.

 

Je pense aux Préfets Paul Bernard et Claude Lanvers. Je n'oublie pas la venue de Simone Veil. Je pense aux relations avec Gérard Collomb et Raymond Barre, comme autant d'apports et d'ouvertures républicaines. Je pense aux relations intenses avec le monde de l'entreprise, la bataille industrielle, le mouvement syndical, nos amis de la CGT et de l'UGICT, des personnalités devenues des amis, René Bornarel, Dominique Perrault, Jean-Michel Jarre, Jean-Pierre Reynaud, Ruth et Jean-Jacques Goldman, Marie Humbert, Jean-Paul Kauffmann, Raymond et Lucie Aubrac, Georges Séguy...

 

Je veux vous assurer ce soir que ma capacité d'indignation et mon enthousiasme restent intactes. Je place au-dessus de toutes les valeurs, une République dans laquelle les ghettos n'ont pas lieu d'être. J'aime le rouge, dans le respect du blanc et du bleu.

 

Plus intimement, je pense à mon père, ouvrier-paysan, à ma mère, mes sœurs et frères, à Mado, mon épouse, discrète, mes enfants - nous avons toujours séparé mon activité publique et notre espace familial. Je pense à mon instituteur, au curé du village, à mon professeur de mathématiques, tous m'ont fait marcher droit.

 

Je pense à Tonio, militant ouvrier chez Berliet, pétri de la Résistance et de l'après-guerre, qui accompagne mes premiers parcours syndicaux et politiques en 1963, aux usines Berliet, ma deuxième famille après 21 années d'entreprise. Je n'oublie pas Marie Cazorla, Roger Bourdeleau, Jo Navarro, Gigi Pozzi.

 

Je pense à Monseigneur Ancel, évêque du Prado, artisan d'un dialogue chrétien / communiste dans les années 1970 en lien avec l'histoire du prêtre-ouvrier, à l'évêque Decourtray en visite chaque année aux Minguettes avec des missionnaires d'Afrique. J'ai gardé ce que je crois de meilleur dans mon éducation chrétienne.

 

Depuis 1968, j'habite boulevard Lénine, depuis 1974 avenue Maurice Thorez, ça ne s'invente pas, 41 ans sur le plateau des Minguettes!

 

Je pense à mon engagement comme communiste et fier de l'être. Je pense à Georges Marchais, à cette période historique de mon parcours, je l'assume avec honneur car je crois que le PCF peut exister comme parti de combat. Les valeurs et les idéaux du socialisme et du communisme sont plus que jamais d'actualité pour changer de société car le capitalisme a fait son temps.

 

Et si en 2009 commençait à germer un nouveau mouvement digne du mouvement ouvrier du 19ème siècle et de 1936, de la Résistance, de la Reconstruction, de mai et juin 1968, des luttes anticoloniales. Un mouvement populaire majoritaire qui soit l'expression authentique des aspirations du peuple, de ces millions de petites gens qui attendent des fins de mois qui n'arrivent pas et qui n'appartiendront jamais au cercle distingué des élites mondialisées. Un mouvement populaire qui rassemble aussi ces intellectuels qui refusent l'écrasement de la culture, ceux qui veulent défendre la souveraineté nationale, une large part des classes moyennes, laborieuses, industrieuses.

 

Une nouvelle République sociale comme l'exige les insurgés de 1848, voilà l'horizon qui peut s'ouvrir ! Restaurons le progrès moral, social et politique.

 

Je veux terminer par une note particulière. Samira a 7 ans lorsqu'en juin 1989 elle vient m'offrir un petit nounours que j'ai toujours sur mon bureau et me dit : « mes parents sont immigrés, ils ne pourront pas voter pour vous aux municipales, j'ai donc décidé de vous faire ce cadeau. » Des anecdotes comme celles-ci mon parcours en est truffé. Mais, Samira a été mon porte-bonheur.

 

Je vous remercie. »

 

 

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ZADIG 14/08/2009 23:22

Je pense hélas que les défauts bureaucratiques de ce qui reste du PC actuel soit beaucoup plus profond que ce que ce message de André Guerin pourrait faire croire.Je pense que la course aux pouvoirs, à la bureaucratie a gagné tous les sommets du PC et cela depuis trés longtemps: Fiterman, Hue, Buffet, Braouezec, et certainement Guerin pour une part hélas (moindre que buffet et Hue).L'absence totale de réponse politique à la crise systémique du système capitaliste actuelle montre tout simplement que le PC est devenu totalement lisse idéologiquement et cela date de plus de 20 ans.

zadig 05/08/2009 21:23

Je viens d'entendre que MGB avec ses pantins Tartignolle et Laurent junior, mettait en doute l'honnêteté des exploits des cyclistes du tour de France.
A l'heure ou des centaines de millers d'ouviers sont licencies, à l'heure ou les banques privées financées par l'Etat font des milliards d'euros de profit, à l'heure ou ces mêmes banques viennent de voter des bonus sacandaleux pour les traders pourris, et bien Casimir ne sait que parler du tour de France (la pauvre elle n'aurait même jamais du être ministre des sports incapable de comprendre que dans un système capitaliste tel que le notre les sportifs de haut niveau ne sont que des citrons qu'on presse pour faire des profits).Je pense que même une cellule parisienne du PC telle que je les connaissait il y a 20 ou 30 ans, l'aurait exclue pour nullité politique!!!!

PrensaPopularSolidaria_ComunistasMiranda 05/07/2009 16:16

EL PARTIDO DE UNIFICACIÓN DEMOCRÁTICA RECHAZA EL GOLPE FASCISTA Y SE COLOCA AL FRENTE DE LA RESISTENCIA Y LAS LUCHAS POPULARES
Hemos publicado anteriormente dos informaciones procedentes de Honduras enviadas por el Partido Unificación Democrática, donde se da cuenta de la creciente movilización del pueblo hondureño, incorporado a la huelga general de combate contra el golpe fascista que ha sido rechazado unánimemente en el mundo, de acuerdo a las Resoluciones de la ONU y la OEA, y el clamor mundial de apoyo al pueblo Hondureño y el Presidente Zelaya.El Partido de Unificación Democrática es la Organización Política reconocida como la de representación de las ideas más progresistas y revolucionarias de Honduras, producto de la unificación de los Partidos y Organizaciones Revolucionarios : Partido para la Transformación de Honduras, Partido Revolucionario Hondureño, Partido Morazanista de Liberación Nacional, yPartido Renovación Democrática, éste último originado del Partido Comunista de Honduras.El Partido de Unificación Democrática, representativo de los sectores de la izquierda hondureña, con participación parlamentaria en el Parlamento de Honduras, se opuso a la medida por la que el Congreso destituyó ilegalmente y sobre la base de una carta falsa al Presidente Zelaya, como máscara para darle "legalidad" ficticia al golpe.
Por la actitud consecuente de los congresantes del Partido Unificación Democrática (PUD) los golpistas tenían preparada su detención, pero dichos parlamentarios no asistieron a la reunión del Congreso, sino que se resguardaron como medida de precaución y se colocaron al frente de las movilizaciones populares, por cuya razón el grupo faccioso fascista procedió a la emisión de órdenes de captura contra dichos dirigente populares, diputados y diputadas del Partido Unificación Democrática: Silvia Ayala, César Ham, Marvin Ponce, Marleny Paz y Óscar Mejía.
Los diputados y dirigentes del Partido Unificación Democrática están sometidos a persecusión, e incluso se difundió la noticia de que de ellos, había sido asesinado César Ham, lo cual ha sido desmentido en fuentes del PUD.
Fuente: Partido Unificación Democrática/ Ediciónde:PrensaPopularSolidaria_ComunistasMiranda.
http://prensapopular-comunistasmiranda.blogspot.com

PrensaPopularSolidaria_ComunistasMiranda 05/07/2009 16:14

EL PARTIDO DE UNIFICACIÓN DEMOCRÁTICA RECHAZA EL GOLPE FASCISTA Y SE COLOCA AL FRENTE DE LA RESISTENCIA Y LAS LUCHAS POPULARES
Hemos publicado anteriormente dos informaciones procedentes de Honduras enviadas por el Partido Unificación Democrática, donde se da cuenta de la creciente movilización del pueblo hondureño, incorporado a la huelga general de combate contra el golpe fascista que ha sido rechazado unánimemente en el mundo, de acuerdo a las Resoluciones de la ONU y la OEA, y el clamor mundial de apoyo al pueblo Hondureño y el Presidente Zelaya.El Partido de Unificación Democrática es la Organización Política reconocida como la de representación de las ideas más progresistas y revolucionarias de Honduras, producto de la unificación de los Partidos y Organizaciones Revolucionarios : Partido para la Transformación de Honduras, Partido Revolucionario Hondureño, Partido Morazanista de Liberación Nacional, yPartido Renovación Democrática, éste último originado del Partido Comunista de Honduras.El Partido de Unificación Democrática, representativo de los sectores de la izquierda hondureña, con participación parlamentaria en el Parlamento de Honduras, se opuso a la medida por la que el Congreso destituyó ilegalmente y sobre la base de una carta falsa al Presidente Zelaya, como máscara para darle "legalidad" ficticia al golpe.
Por la actitud consecuente de los congresantes del Partido Unificación Democrática (PUD) los golpistas tenían preparada su detención, pero dichos parlamentarios no asistieron a la reunión del Congreso, sino que se resguardaron como medida de precaución y se colocaron al frente de las movilizaciones populares, por cuya razón el grupo faccioso fascista procedió a la emisión de órdenes de captura contra dichos dirigente populares, diputados y diputadas del Partido Unificación Democrática: Silvia Ayala, César Ham, Marvin Ponce, Marleny Paz y Óscar Mejía.
Los diputados y dirigentes del Partido Unificación Democrática están sometidos a persecusión, e incluso se difundió la noticia de que de ellos, había sido asesinado César Ham, lo cual ha sido desmentido en fuentes del PUD.
Fuente: Partido Unificación Democrática/ Ediciónde:PrensaPopularSolidaria_ComunistasMiranda.
http://prensapopular-comunistasmiranda.blogspot.com