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Publié le par Jacques LAMBERT

Camarades,
 
La Confédération Syndicale Internationale (CSI) a pris jour à Vienne le 1er novembre 2006. Les 4 principaux syndicats français y ont adhéré : FO, CFDT, CFTC, CGT.
Hélas, pour ceux qui défendent la diversité culturelle, pour ceux qui n'acceptent pas d'être globalisés sous un couvert uniforme, pour ceux qui ne veulent pas être commandés par la langue des Amerloques, l'article 39 des statuts  donnant à la langue anglaise, et uniquement à la langue anglaise, valeur de référence, n'a pas été modifié pour donner aussi une place au français comme c'est le cas dans la plupart des organisations internationales afin de contrebalancer la toute puissance de l'anglais impérial.
Seul le syndicat CFTC, par la voix de M. Joseph Thouvenel a eu le courage de s'opposer à cette vindicte. Honneur à ce syndicat !
Par contre, force est de constater que Bernard Thibault et Guy Jucquel, présents à Vienne au nom de la CGT, n'ont pas bougé le petit doigt pour protester et s'opposer, eux aussi, contre l'anglais-Roi.
Force est de constater aussi que personne de la CGT, et notamment parmi celles qui logent dans les grandioses bureaux de Montreuil, personne n'a eu la politesse de répondre à mon courriel du 6 octobre, un courriel qui dénonçait avec force et détails le discriminatoire article 39 du futur syndicat mondial.
Déjà, en septembre 2000 et en juin 2001, j'avais protesté contre l'anglicisation de notre société auprès de notables de la CGT, M. Daniel Prada et M. Alain Guinot. À ce jour, j'attends toujours la réponse. Je note que lorsque j'écris à mon patron, lui, il a la politesse de me répondre ; je constate, amer, que lorsque j'écris à la CGT personne ne me répond. Si le silence est pire que le mépris, alors j'en conclus que je suis largement méprisé à la CGT. Merci, Camarades !
Ces affaires me donnent vraiment l'impression que les apparatchiks de la CGT n'ont rien à foutre de l'avis du militant de base.
Que l'on ne soit pas d'accord avec moi, je le comprends très bien, mais au moins que ces Messieurs et Dames haut placés du syndicat aient le courage de me le dire, de me l'écrire, j'attends leurs arguments (s'ils en ont !).
Quoi qu'il en soit, je ne suis pas entré à la C.G.T pour faire des courbettes à la langue des Américains, langue qui véhicule à travers le monde, faut-il le rappeler, leur mode de vie et de pensée ; mode de vie et de pensée qui ne sont pas les miens, et j'ose l'espérer, pas encore ceux de la C.G.T.
Si défendre la langue française paraît à certains de la CGT comme étant un combat de droite, alors pourquoi ces mêmes cassandres ne disent-ils pas que défendre le repos dominical, c'est un combat de catholiques intégristes ? Tout cela ne tient pas debout.
La langue française, n'en déplaise à certains, est encore une grande langue internationale et la défendre sur le plan international, ce n'est ni être un facho ni être un néo-colonialiste, c'est être quelqu'un de réaliste qui profite de la position de cette langue pour contrer la politique du tout anglais, une politique qui menace de mort la diversité linguistique du monde entier. Le danger ce n'est pas la langue française dans le concert des langues, mais c'est l'anglais tout seul, en maître absolu, sur le monde.
Bernard Thibault a donc commis une grave faute en fermant les yeux sur l'article 39 de la CSI, un article, qui plus est,  est en droite ligne avec la politique de nos patrons qui, comme Seillière, Parisot, Trichet, Carrefour, etc. ne perdent jamais une occasion de promouvoir l'anglais, leur langue rêvée pour faire toujours plus de fric, pour délocaliser davantage, pour casser les Conventions nationales, pour mettre en concurrence les services publics de chaque pays, etc.
Si Bernard Thibault n'est pas capable de nous défendre face à la volonté des Anglo-américains de vouloir partout imposer leur langue, et à travers elle, leur culture et leur ultralibéralisme, qu'on arrête le TGV et qu'il descende. Ça tombe bien, il y a près de la gare un Carrefour et on cherche à y monter un syndicat CGT.
Camarades, ensemble, protestons contre cet humiliant et infâme article 39.
Exigeons son retrait. Exigeons sa re-écriture.
Montrons aux dirigeants de la CGT que nous ne sommes pas des moutons de Panurge juste bons à coller 12 timbres par an sur notre front, montrons-leur que nous sommes des hommes libres capables de réfléchir et d'agir pour notre liberté.

Vive la lutte !
Vive la CGT libre !

Régis Ravat,
Délégué syndical CGT à Carrefour Nîmes - Sud
Route d'Arles - 30000 Nîmes
Courriel : cgt.carrefour@tiscali.fr


Note : merci de diffuser le plus largement possible ce message

Publié dans leblogdejacques

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