Et si l’ADEV avait une vision vraie du futur de l’aéroport ?

Publié le par leblogdejacques

Depuis 2010, le transport ferroviaire de passagers est ouvert à la concurrence pourvu que la gare de départ du train soit à l’étranger.

Nous ne voyons pas encore de TGV aux couleurs de VEOLIA ou autres VIRGIN, TRENITALIA etc…. Mais en 2017 tout pourrait changer.

Effectivement, à cette date l’ensemble du transport de passagers sera ouvert à la concurrence.

Le TGV a pris de grosses parts de marché à l’avion.

Les infra structures ont fortement évolué et il y a plein de projets dans les cartons.

Il y a fort à parier que les transports aériens vont être impactés par ce changement.

Il est imaginable qu’AIR FRANCE en accord avec VEOLIA affrète des trains pour acheminer ses passagers vers les hubs répartis en Europe.

Dans ce cas quel est l’avenir de l’aéroport de Marseille Provence ?

J’ai fait le test et sur un trajet Vitrolles- La Défense, le temps de trajet entre le domicile et le lieu de destination final est identique.

Quel intérêt pour le passager de prendre l’avion ?

On peut imaginer que pour les moyens courriers Europe et Méditerranée les hubs soient à Nantes, Lyon, Bale-Mulhouse , Paris et que des TGV assurent le ramassage des passagers pour leur faire faire les 90 mn à 2 h de train pour arriver à leur aéroport de départ. Les aéroports cités ont engagé des frais de restructuration pour augmenter leurs capacités.

Dans ce cas combien de liaisons domestiques et moyens courriers seront arrêtées au départ de Marignane ?

L’exploitation d’un tel aéroport sera-t-elle toujours rentable avec les seules compagnies low cost qui vivent sur les subventions des collectivités locales et territoriales ?

RYANAIR et EASYJET ne sont pas des organismes de bienfaisance, ces compagnies ont montré le mépris qu’elles peuvent avoir pour la loi française, et il y a fort à parier que si leurs charges augmentent et que les subventions diminuent, elles ne resteront pas bien longtemps chez nous.

Alors le combat de l’ADEV, que nous montre-t-il ?

Que le marché du transport aérien de ce début de siècle a atteint un niveau tel qu’il ne pourra plus durer bien longtemps. Embouteillages aériens, prix du carburant, protection de la planète ne font pas bon ménage avec l’existence d’un aéroport tous les 100 KM.

En effet, chaque ville se bat pour accueillir des compagnies aériennes, dans un rayon de 100 km de Vitrolles, nous avons, Marignane, Nîmes, Toulon, Avignon, est-ce bien raisonnable ?


L’étude de l’ A380 répondait au besoin de mettre de plus en plus de passagers dans des vols de moins en moins fréquents pour économiser le carburant et les frais de personnel, c’est donc en contradiction avec la frénésie actuelle de développement des structures aéroportuaires.

Il est temps, plutôt que de se battre contre un avenir inéluctable, de se mettre autour d’une table et de construire les réseaux de demain, d’améliorer les transports en commun entre les métropoles de grandes régions.

Il sera inutile de pleurer sur la catastrophe économique qui suivra les décisions des industriels lorsque, tous comptes faits, ils feront des économies sur le dos des personnels licenciés sacrifiés sur l’autel de la rentabilité.

Travaillons sur l’avenir des sites et répondons au demandes des citoyens dont la revendication ne peut que donner un peu d’avance dans la reconversion des sites et des femmes et des hommes de ce bassin d’emploi.

 

Et ça, c'est le devoir des politiques, mais lequel aura le courage de mettre ce dossier sur la table ?

Publié dans VITROLLES en Campagne

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