Gremetz-Tournai : Colère et espoir

Publié le

Ceux qui au terme d'un mandat régional plutôt tumultueux, doutaient que le légendaire Maxime Gremetz parviendrait à constituer une nouvelle liste Colère et espoir pour mars prochain, en sont pour leurs frais. L'enfant terrible de la place du colonel-Fabien a présenté l'ensemble de ses colistiers. Une liste conduite dans l'Aisne par le conseiller régional sortant Saint-Quentinois Jean-Luc Tournai. Le député de la Somme annonce un sondage qui lui donnerait plus de 14 % au premier tour avant même que la campagne ne débute !

 


A 69 ans, Maxime Gremetz ne semble décidément pas ressentir le poids des années. L'incontrôlable et incontournable député communiste de la Somme repart au combat pour les Régionales.
Et Maxime ne manque pas d'ambition. L'ancien premier vice-président annonce son refus de faire parti de l'exécutif associé à d'autres, mais n'exclut pas la possibilité de… succéder à Claude Gewerc dans le fauteuil de président !
Maxime Gremetz le revendique haut et fort, on ne l'y reprendra plus : « L'accord régional conclu lors de la fusion des listes pour le second tour en 2004, alors que nous avions réalisé plus de 10 % des voix, meilleur score communiste de France, n'a pas été respecté. Par millions, les salariés résistent et se battent contre la politique du pouvoir au service du patronat, ces luttes ouvrent de nouvelles perspectives politiques ».
De passage dans la capitale de Haute-Picardie pour présenter sa liste, Maxime Gremetz semble plus déterminé que jamais à rassembler autour de lui.
Et Jean-Luc Tournai, son dernier fidèle lieutenant dans l'hémicycle régional après sa séparation houleuse d'avec Jean-Luc Belpaume, d'ajouter : « Le seul capable de conduire une liste communiste et très ouverte avec succès en Picardie, c'est Maxime ».
L'angoisse pour l'avenir
Une liste d'une moyenne d'âge de 42 ans qui représente géographiquement l'ensemble du département de l'Aisne à l'exception de la Thiérache.
Et le duo ne manque pas d'arguments. « 50 000 chômeurs de plus par mois depuis le début de l'année, des

salaires réels en baisse, un accès toujours plus difficile et plus cher aux services publics, c'est l'angoisse pour l'avenir. Notre région est lourdement touchée par cette politique. Le bassin d'emploi de Saint-Quentin avec 14,8 % de chômeurs est classé 5e sur 348 bassins d'emploi, triste record… Aucune rupture politique n'est possible en restant à la remorque du parti socialiste. Ce constat est confirmé par la ratification du traité de Lisbonne en 2008 pour lequel le PS a mêlé ses voix à celles de l'UMP ».
Et dans son combat pour l'emploi le député prévient : « Aider les petites entreprises oui, mais rien pour les multinationales. Pour nous c'est clair : c'est dans les luttes que se situe la perspective immédiate de rupture avec la politique qui ruine le pays ».
Les militants et sympathisants se retrouveront pour faire campagne sur les marchés, entrées et sorties d'entreprise…

Publié dans Maxime GREMETZ

Commenter cet article