Que fait-on pour ceux qui souffrent ?

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De qui parle-t-on ? Des jeunes sans emploi ? Des vieux qui vivent au dessous du seuil de pauvreté ? Des mal logés ? Des quinqua au chômage ? Des malades qui n’ont pas les moyens de se faire soigner ? Des sans papiers exploités par des patrons esclavagistes du BTP ? Des handicapés ?

 

Que la liste est longue !

 

C’est la question que me pose sans cesse fadoli sur le forum de discussion de la Provence.

Que se cache-t-il derrière cette question ?

Je n’ose penser que mon ami fadoli pose une question pour éviter une proposition ; Et pourtant, au fond, il me demande quelle alternative je vois dans mon combat contre le Front de Gauche, le PS, pour une organisation politique qui doit être le PCF.

 

Dans un premier temps, je ne leur demande pas d’attendre le grand soir. Manifestement, ils ne descendront pas dans la rue, ils ont de quoi être anesthésiés avec le grand nombre de chaines de Télé qui leur balance du prêt à penser et de la docilité à longueur de journée. Aujourd’hui, on existe par procuration.

 

Alors 1789, c’est fini, et puis, si c’est pour remplacer une bourgeoisie par une autre, ce n’est pas la peine.

 

Qui aujourd’hui pensent à ceux qui souffrent ? Ceux qui font des programmes politiques faits pour des spots de pub à la télé ?

 

Non ! Il n’y a pas aujourd’hui de solution qui supprimerait la souffrance en 24 heures. Les années 80 et 90 ont accéléré la descente aux enfers des plus faibles. Chirac avait parlé de la fracture sociale, mais il n’a rien mis en place pour la réduire.

 

Ces trente dernières années ont vu naître les travailleurs pauvres, les chômeurs victimes du profit pour le profit, le rabaissement au niveau de source de profit, du travailleur (salarié ou pas) .

 

Alors on fait quoi ?

 

On commence par essayer de comprendre de quoi on parle.

 

Pas la peine de mener des jeunes à bac +4 ou +5 si on n’a pas d’emploi à leur donner à un salaire qui soit en rapport aux sacrifices consentis pour y arriver.

Pas la peine de vouloir inciter les 45-65 ans à travailler plus longtemps, si les entreprises les virent

Pas la peine de baisser les impôts pour les gens non imposables

En bref, pas la peine de faire des choses inutiles.

 

Autre question que l’on doit se poser : que font ceux qui souffrent pour moins souffrir ?

 

Rien, ils n’ont plus de perspective, plus confiance en rien.

 

Les politiques, ils ne veulent plus en entendre parler.

Alors à la question : « on fait quoi pour ceux qui souffrent ? » je répondrai que pour les miracles, je n’ai pas la formation et que sans eux on ne pourra rien faire.

 

Aucun homme providentiel, aucun programme ne pourra prendre en compte toute la misère.

 

En revanche un projet de société qui met le progrès au service de l’homme et pas de l’entreprise, des règles du jeu qui donnent un sens civique à l’entreprise, un Grenelle de l’environnement qui préconise que la création d’emploi est la première étape du développement durable.

 

La création d’une charte du commerce éthique qui ne transforme pas les vendeurs dans les magasins en pauvres sous payés, qui, pour pouvoir manger pillent les poches d’autres pauvres qui doivent acheter des biens de consommations.

 

Pour ceux qui souffrent, je n’ai pas de remèdes miracles, mais je n’ai pas honte de le dire, tous ceux qui le laissent supposer sont des menteurs.

Ces 30 dernières années ont délibérément sacrifié des générations, ce n’est pas en deux ou trois campagnes qu’on va arranger les choses, et ce n’est pas en essayant de gagner quelques voix en passant des alliances contre nature qu’on va se donner les moyens d’y arriver.

 

Les élus de tous niveaux sont comme des vendeurs d’électro ménager, ils vendent ce qui leur rapporte, pas ce qui pourrait aider. D’ailleurs ont-ils encore des idées ??

Publié dans Debats

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jb 14/03/2010 04:21


fadoli, fadolo est trop bon pour son post

LA CAMPAGNE a ete morne

les socialistes seront elus grace aux triangulaires et au report des voix du front de gauche, d'une partie du modem, et d'europe ecologie, il suffit de lire médiapart, @si,  pour constater que
les tractations vont bons train

un grand chanteur, engagé qui m'a ouvert les yeux nous a quitté hier, pas un mot dans la blogosphere vitrollaise

il est vrai que jean ferrat etait et restera un homme libre. il l'a payé cash, et entendre mgb lui rendre hommage ou gayssot  ne me fait pas rire...

j'ai en tête la chanson ma france, mais aussi camarade, maria, nuit et brouillard

la commune, rien....pas un seul hommage,

par contre le front de gauche  aime bien critiquer le physique de ces adversaires, entendre melenchon sur freche 'que je ne comprends pas, ni n'aime,' mais on ne critique pas le
physique,!!!
voir notre dh tailler le bout de gras avec son seul posteur devine qui....

2012............ il faut  se reveiller camarades, ne faisons pas comme en espagne, italie une pseudo coalition etheroclite, elle existe deja en partie. europe ecologie.

s'il faut comme le dit fadolo , oui alors il faudra nous radicaliser,
jacques tu parles de 1789, au depart, c'est pas les travailleurs qui ont fait la révolution,  mais des petits hobereaux,

de toute façons c'est deja fait par des actes repetes d'incivisme de tout ordre,

élus, leader, reveillez vous, n'attendez pas que la colere gronde

deja dans les caf, les postes, les assedic, etc.... des vigiles montent la  garde, ce qui va se tramer, ce n'est pas une révolution au sens noble du terme, mais une liquefactions, un
desinteret de la chose publque ou plus personne ne respectera personne.


jb


fadoli13bb 13/03/2010 20:22


Allez, je veux bien coopérer !
La solution, c'est l'élaboration et la défense d'un programme communiste de changement profond de la société !
Ce programme ne saurait donc en aucun cas recueillir l'adhésion d'une majorité de la population, en l'état actuel des choses...Il est donc impensable d'envisager une "révolution par les urnes" et
un gouvernement élu sur la base d'un tel programme.
Donc, pour ceux qui souffrent :
- la montée des luttes jusqu'à l'insurrection populaire ?
- la lutte "au coup par coup" pour défendre les acquis et éviter les mauvais coups, une lutte de type syndical ?
- l'attente de lendemains qui chantent ?
- des progrès à petits pas, pour rassembler et convaincre, pour faire jouer des rapports de forces, y compris dans des alliances ponctuelles, comme par exemple le front de gauche ?
Je crois, LBDJ, que tu as choisi la proposition n°1, puisque tu m'as déclaré que les gens ne souffraient pas encore assez !!!!
Tu m'as également dit que le PC devait répartir de zéro en renonçant à siéger dans quelque exécutif que ce soit !
Il ne reste plus que le voyage à Cuba pour se founir en armes !