UN POINT D’APPUI IRREMPLAÇABLE POUR LES LUTTES :

Publié le par leblogdejacques

un point d’appui irremplaçable pour les luttes :

le vote communiste

 


Des élections cantonales auront lieu dans la moitié du pays en mars 2011. Après notre congrès de juin 2011, des élections sénatoriales se tiendront en septembre, puis les présidentielles et législatives en avril et juin 2012.

Pour les communistes, les luttes sociales ne s’opposent pas au moment électoral, les élections étant une étape dans le combat politique. Le développement des luttes doit pouvoir trouver un débouché politique, c’est tout le sens et la spécificité du vote communiste. Le mouvement populaire et toutes celles et ceux qui luttent aujourd’hui seraient plus forts avec un PCF plus influent, avec davantage d’élus communistes. Ils sont un point d’appui incontournable pour le développement des luttes et leur convergence.

 

Ne pas semer d’illusions pour 2012 !

L’établissement du quinquennat en 2000 a renforcé la polarisation de la vie politique autour de l’élection présidentielle. Le premier objectif recherché par les partis de l’alternance était de laisser des périodes de 5 ans aux gouvernements sans sanction populaire possible par les urnes. Le second était de réduire la vie politique à une élection bipolarisée et biaisée par le choix d’un individu.

Adversaire depuis l’origine de l’élection du Président de la République au suffrage universel, le PCF doit continuer à dénoncer avec force ce système dans le cadre de ses propositions de réformes des institutions.

La personnification du pouvoir et de sa politique est mise en scène à outrance derrière la figure de Nicolas Sarkozy. Ses méthodes personnelles y contribuent.

Mais nous devons nous opposer à ce que l’aspiration au changement de politique se réduise à l’objectif de battre Sarkozy en 2012 et même à celui de battre la droite. C’est nécessaire mais loin d’être suffisant.

Ne renvoyons pas tout au rendez-vous électoral de 2012 ! L’alternative politique part des luttes de 2010 et de 2011.

Ne cultivons pas d’illusion sur la « nouvelle ère politique, sociale et démocratique » qui pourrait s’ouvrir en 2012 ! Elle est inimaginable à partir de l’unité derrière le PS des formations de gauche et des Verts.

L’idée prétendant peser pour « tirer à gauche » la social-démocratie en allant avec elle a montré qu’elle aboutissait au contraire à notre alignement sur elle comme caution de gauche et à notre décrédibilisation. Nous nous souvenons de la période 1997-2002 et de l’état dans lequel en est ressorti le Parti.

Aussi préparer un « projet de gouvernement » pour l’après 2012 avec le « Front de gauche », c’est aller dans la même impasse. Bien sûr, le PCF a besoin d’un programme qui mette en cohérence ses axes de lutte, ses propositions et son projet révolutionnaire.

Mais nous avons tiré les enseignements du programme commun de gouvernement, combien il avait favorisé le PS et détourné les travailleurs du premier lieu de la bataille politique, les luttes.

De surcroît, il ne s’agit plus d’ici 2012 avec le projet du Front de gauche, de jouer un rôle majeur dans un futur gouvernement, comme on l’imaginait dans les années 70, mais celui d’une force d’appoint. Cette démarche reproduit donc l’expérience en pire en canalisant électoralement à gauche vers le PS et en faisant le jeu au sein du Front des éléments non communistes, Mélenchon en tête.

 

Annoncer dès maintenant une candidature présentée par le PCF

C’est dans l’ensemble de ce contexte, à côté de notre action prioritaire dans les luttes, que nous devons envisager la candidature que nous soutiendrons aux présidentielles. Même malgré nous, la question est déjà posée, omniprésente. Nous n’y échapperons pas, d’autant moins que la démarche du « Front de gauche » a déjà placée Mélenchon dans l’orbite de 2012 et qu’il ne manquera pas un instant de nous le rappeler.

En premier lieu, notre réflexion n’a de sens qu’en relation avec nos axes de luttes que l’élection doit prolonger et avec la perspective politique que nous portons.

Cela implique déjà d’écarter toute hypothèse de candidature unique de la gauche, derrière la social-démocratie.

Les méfaits du système présidentiel s’étendent à toute la vie politique. A la « gauche de la gauche », nous avons déjà vécu avant 2007 la concurrence lamentable que se sont livrée plusieurs « personnalités ». Pour 2012, Mélenchon n’est pas le seul prétendant sur les rangs.

Cette logique de « concours de miss » rabaisse le combat politique à des combines politiciennes et laisse en définitive la décision aux sondages et à la complaisance des media.

Après l’échec interminable et paralysant des « Collectifs antilibéraux », la candidature tardive, presque à contre cœur de Marie-George Buffet, candidate de la « gauche populaire antilibérale », alors en congé de direction du PCF, en 2007, a abouti au désastre que l’on sait.

On l’a vu aussi plus haut, la question de l’affirmation du PCF, en tant que tel, est également une question majeure, contre le processus d’effacement. Nous refusons que des élections servent de moyen pour forcer un processus de recomposition politique effaçant et affaiblissant le PCF et son expression.

Pour toutes ces raisons, dans cette situation précise, notre parti doit annoncer la présence d’une candidature du PCF, de rassemblement, aux présidentielles de 2012, dont il choisira le nom au congrès ordinaire de juin 2011.

Pour les mêmes raisons, pour les élections cantonales et législatives, dans le respect des prérogatives statutaires des organisations du Parti, nous nous prononçons pour des candidatures de rassemblement, communistes ou apparentées, présentées par le PCF.

L’existence d’un groupe communiste à l’Assemblée nationale est un enjeu primordial. Le nouveau règlement a ramené à 15 le nombre d’élus nécessaire pour constituer un groupe. Il n’y a plus aucun prétexte possible pour que le groupe où siègent actuellement les députés communistes ignore toute référence communiste et fasse la part belle aux Verts.


 

Publié dans Maxime GREMETZ

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