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Maxime GREMETZ

Jeudi 5 novembre 2009

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En 2004 aux élections régionales, les militants du PCF ont décidé démocratiquement de présenter une liste communiste de large rassemblement conduite par Maxime Gremetz. Cette liste a recueilli 10.86% au premier tour, le score le plus élevé réalisé par les communistes sur l’ensemble du territoire national. Ce succès est le fruit du travail des communistes de Picardie qui, à travers leur combat quotidien, ont fait la démonstration de l’efficacité de leur action.

Nous sommes convaincus qu’un tel succès peut être réitéré lors des élections régionales de 2010. Toutefois, cela n’est envisageable qu’à une condition : que tous les communistes de Picardie, sans exclusive, s’unissent autour d’un projet faisant la démonstration à travers des propositions concrètes et immédiatement applicables qu’il est possible, même à l’échelon régional, de combattre le capitalisme. D’autant que la déception est grande face aux renoncements de la majorité sortante qui s’est, pour l’essentiel, contentée d’accompagner une crise du système libéral qui frappe notre région avec une immense violence. 

C’est la raison pour laquelle nous appelons tous ceux qui, comme nous, sont déterminés à ce qu’une liste de large rassemblement conduite par un(e) communiste soit présente au premier tour des élections régionales en 2010 en Picardie à se mobiliser pour que, le 14 novembre prochain à l’occasion de la réunion des instances régionales du PCF, prévale la seule orientation utile : le rassemblement unitaire de tous les communistes en Picardie. 
 
 Unité des communistes, main tendue à tous les progressistes, mobilisation générale avec une liste de combat à gauche présentée par le PCF, tel est notre engagement, telle est notre détermination pour les prochaines élections régionales. 

 

Abba-Sidick Habib, Maire-Adjoint,conseiller communautaire CAC, militant  et responsable départemental du PCF,  enquêteur vacataire, Creil
Arab Yamina, militante PCF et associative, Creil
Assamti Mohamed, Conseiller municipal délégué, militant du PCF, enseignant, Creil
Benkherouf Djamel, Maire-Adjoint, Vice-Président de la CAC, commerçant, Nogent-sur-Oise
Bordereaux Claudine, retraité des collectivités, Elincourt Sainte Marguerite
Bordereaux Dominique, militant du PCF, cadre cheminot SNCF retraité, Elincourt Sainte Marguerite
Brohl Lazare, militant  et responsable départemental du PCF, conseiller municipal, Montataire
Caille Eugène, militant du PCF, retraité, Méru
Capet Joël, Maire-Adjoint, militant et vétéran du PCF, retraité,  Montataire
Capet Nicole, militante et vétéran du PCF, conservateur des bibliothèques, Montataire

Carlu Pascal, militant du PCF et syndicaliste, sans emploi, Noyon
Carpentier Bruno, conseiller municipal, militant  et responsable départemental, du PCF, conseiller commercial RATP, Montataire
Chasles Michel, militant du PCF, maire-adjoint,  directeur d'école, Nogent sur Oise
Chivet Régis, militant du PCF, retraité, Méru
Coint Claudine, militante  du PCF, retraitée, Méru
Coint Sylvie, nourrice agréée, militante du PCF, Méru
Comble Arlette, militante du PCF, retraitée, Méru
Derly Gilles, militant du PCF, chômeur, Méru
Descoing Marylène, conseillère municipale, militante  et responsable départementale du PCF, Méru
Desmoulin Jacques , Conseiller municipal, militant du PCF,  attaché parlemantaire, Choisy au Bac
Dion Jean-Luc, Maire, Vice-Président de PSO, militant du PCF, employé de bureau, Thiverny
Dion Marie-Laurence, militante du PCF, Employée logistique, Thiverny
Dupuis Georges, militant du PCF, universitaire, Beauvais
Feuillette Christian, Conseiller municipal, militant du PCF, ouvrier au chômage, Montataire
Jespierre Bernard, conseiller municipal, Thourotte
Kamara Mamedy, militant et responsable départemental du PCF, ouvrier, Méru
Kezzoul Fadhila, maire-adjointe, conseillère communautaire et militante du PCF, secrétaire médicale, Creil
Lamani Nora, militante et responsable départementale du PCF, cadre commercial, Creil

Lambert Jean-Marie, militant du PCF, retraité, Carlepont 
Larmonie Fred, militant du PCF, restaurateur, Creil
Laval Thierry, Conseiller municipal, militant et responsable départemental du PCF, manager,  Thourotte
Legrand Jean-Paul, Maire-Adjoint,conseiller communautaire CAC, militant, vétéran et responsable départemental du PCF,  directeur de communication, Creil 
Moury Alain, militant syndicaliste, en invalidité, Noyon 
Motyka Lili, vétéran du PCF, retraitée, Méru
Motyka Charles, vétéran  du PCF, retraité, Méru
Négrobar Frantz, militant du PCF, agent de sécurité, Creil

Pacque Gérard, retraité, ancien conseiller municipal PC, Cuts
Pasquier Marcel, militant et vétéran du PCF, retraité, Andeville
Pitkevicht Erick, Conseiller municipal, conseiller communautaire CAC, militant du PCF, cadre de direction, Villers Saint Paul
Rilov Fiodor, militant du PCF, avocat, Beauvais
Sadin Claude, Conseiller municipal, militant du PCF, commerçant, Noyon
Sadin Angélique, caissière, militante du PCF, Noyon
Tollet Gérard, universitaire, militant du PCF, Valdampierre
Vollereau Martine, Maire-Adjointe, auditrice, Thiverny
 

 

Jeudi 29 octobre 2009

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Lors de sa réunion des 24 et 25 octobre derniers, le Conseil national du PCF s’est rangé à la volonté d’une très grande partie des communistes de France qui souhaitaient voir leur parti présenter des listes au 1er tour des élections régionales de 2010. Cette décision, arrachée à une direction nationale résignée, est le résultat de la bataille menée par tous ceux qui sont encore persuadés que le PCF est un outil indispensable au service du progrès social. A cet égard, la mobilisation depuis plusieurs mois des communistes de Picardie en faveur d’une liste de large rassemblement conduite par un(e) communiste au 1er tour des élections régionales dans notre région a été déterminante.

 

A la veille de la campagne électorale qui s’engage, les communistes de Picardie vont être amenés à prendre un certain nombre de décisions. En 2004 aux élections régionales, ils ont décidé démocratiquement de présenter une liste communiste de large rassemblement conduite par Maxime Gremetz. Cette liste a recueilli 10.86% au premier tour, le score le plus élevé réalisé par les communistes sur l’ensemble du territoire national. Ce succès est le fruit du travail des communistes de Picardie qui, à travers leur combat quotidien, ont fait la démonstration de l’efficacité de leur action.

 

Nous sommes convaincus qu’un tel succès peut être réitéré et même dépassé lors des élections régionales de 2010 comme le confirme un tout récent sondage. Toutefois, cela n’est envisageable qu’à une condition : que tous les communistes de Picardie, sans exclusive, s’unissent autour d’un projet faisant la démonstration à travers des propositions concrètes et immédiatement applicables qu’il est possible, même à l’échelon régional, de prendre le contre-pied du capitalisme. D’autant que la déception est grande face aux renoncements de la majorité sortante et de son président M. Gewerc qui ont renié tous leurs engagements et se sont, pour l’essentiel, contentés d’accompagner une crise du système libéral qui frappe notre région avec une immense violence.

 

De plus, nous restons persuadés de la nécessité de nous tourner vers tous ceux qui dans notre région partagent la conviction qu’il existe des solutions alternatives au libéralisme qui peuvent être mises en œuvre dès aujourd’hui. C’est pourquoi, nous souhaitons que, comme en 2004, où la liste Colère et Espoir aux élections régionales était composée de représentants du monde associatif, de syndicalistes, de personnalités de la société civile, la liste présentée par les communistes en Picardie aux élections régionales de 2010 soit ouverte à tous les progressistes, et ce, qu’ils appartiennent à une organisation politique ou non.

 

Dépassant ainsi l’horizon du seul Front de gauche, nous voulons œuvrer pour l’unité de tous les communistes sans aucune exclusive et offrir une main tendue à tous les progressistes. Mobiliser l’ensemble des forces de progrès en Picardie au soutien d’une liste de combat à gauche présentée par le PCF, tel est notre engagement, telle est notre détermination pour les prochaines élections régionales.

 

Lundi 26 octobre 2009

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Pour les élections régionales, sur les différentes options envisageables, je me prononce pour un choix que je n’ai pas vu dans l’offre politique et que j’ai à peine entendu dans le débat, seulement du côté du Nord - Pas de Calais : des listes de rassemblement, présentées par le PCF, en lien avec les luttes, ouvertes aux acteurs de ces luttes.

 

Je suis opposée à la constitution de listes avec le PS au 1er tour, en particulier en Ile de France. Avec son choix fondamental du traité de Lisbonne, les similitudes avec le programme du MODEM, le PS ne représente pas une alternative politique correspondant à l’exigence de rupture voulue par le mouvement social, par la majorité du pays.

En Ile de France, HUCHON joue cartes sur table. Il est « social libéral ».

Les provocations contre l’Education Nationale qu’il veut régionaliser le montrent. Comme son bilan. Par exemple, son choix d’attribuer le marché du renouvellement des trains de banlieue, 4 milliards d’euros, au moins disant social, le groupe canadien Bombardier dont l’essentiel de la production s’effectue à l’étranger, contre Alstom.

Par exemple encore sa bataille pathétique pour dépecer la RATP de son patrimoine et organiser la mise en concurrence des transports urbains en Ile de France, malgré la protestation de la CGT. Je veux aussi citer les fortes augmentations, très impopulaires, des tarifs des transports.

Les élus de la liste de la « Gauche populaire et citoyenne en 2004 », préfiguration du « Front de gauche » soutiennent tous ces choix, au sein de l’exécutif.

 

C’est pourquoi je refuse aussi la perspective de listes du « Front de Gauche ».

La stratégie du Front de gauche, au-delà des régionales en vue de 2012, continue à effacer le Parti, ses positions et son identité, pour en définitive être mieux une force d’appoint du PS sur le fond.

Je ne vois pas non plus pourquoi nous devrions laisser, sans aucun avantage pour les gens, comme en 2004, la moitié des élus obtenus grâce à l’électorat et au militantisme communistes, à des « PG » ou des membres d’autres groupes insignifiants. Le PG réclame 50% des places dans certaines régions !

 

Un parti qui ne se présente pas aux élections, des années durant, sous ses propres couleurs et ses positions, risque de disparaître. Je refuse cette perspective. Je refuse de laisser enfermer notre parti dans des choix strictement institutionnels, tactiques, politiciens, où Mélenchon ou le NPA ont le beau rôle.

Notre place est d’abord sur le terrain des luttes. Ils ne nous le disputeront pas : la Poste par exemple, contre l’acceptation des directives européennes, pour le retrait du projet de loi, pour gagner tout de suite contre la privatisation.

 

Partant de cette expérience, il serait nécessaire que les communistes puissent s’exprimer sur la base d’un large débat et d’un bilan de la période 2004/2009, un bilan national des 20 régions de gauche, dont 16 à participation PCF, un bilan dans chaque région.

Je constate que les modalités retenues ne le permettent pas.

 

L’ « offre politique » est à sens unique : continuer la « gauche ensemble » dans les institutions, en ratissant avec le Front de gauche au 1er tour. Je ferai partie de ceux qui se battront pour que les communistes puissent s’exprimer sur des listes présentées, conduites par le PCF, sur nos positions.

 

La démocratie dans le parti, il ne suffit pas d’en parler. Le calendrier traduit une précipitation. Les communistes auront à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre » politique du CN avant que soient désignés leurs délégués aux conférences régionales. Sur quelle base ? Avec quel mandat ? Puis encore quelques jours ensuite avant le vote sur les décisions des conférences.

La précipitation avec laquelle on choisit d’organiser la consultation des communistes est un signe de défiance, de faiblesse. Comme l’absence dans notre fédération de Paris, de toute assemblée départementale, de tout compte-rendu de mandat des élus régionaux sortants, et même depuis le 2 septembre, de toute réunion du conseil départemental.

J’ai la conviction, moi aussi, que les communistes, ceux qui sont dans les luttes notamment, sont très loin des options proposées par l’offre politique. Je voterai contre !

Lundi 26 octobre 2009

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Depuis 2004, 20 régions sont gérées par la gauche. En quoi cela a-t-il changé la vie ? En quoi les régions ont-elles servi de points d’appui pour s’opposer à la droite au pouvoir ?

En Picardie, aucune mesure forte n’a été prise mais les cadeaux aux grandes entreprises ont été maintenues, de nouvelles taxes crées. Au total, un bilan a minima de l’exécutif social-démocrate, le choix du « moins pire ».

Partant de ces bilans, le Conseil national devait lancer le débat dans le parti lors de sa réunion prévue les 25 et 26 septembre. Elle a été annulée empêchant les communistes de disposer du temps et des éléments pour se prononcer à partir d’un contenu sur les différentes stratégies pour les élections : union avec le PS dès le 1er tour, listes présentées par le PCF de rassemblement sur des bases de lutte. Le débat a été confisqué.

Aujourd’hui, une « offre nationale » à sens unique nous est proposée : le « Front de gauche » au 1er tour pour rassembler derrière le PS au 2nd tour. Toujours après des rencontres d’appareil, on continue la même stratégie, celle des collectifs antilibéraux, celle de l’effacement du point de vue communiste, au nom d’alliances avec des groupuscules qui n’existent que sur internet, d’élus socialistes dissidents.

Depuis 1997, on connaît le résultat, notamment aux présidentielles de 2007.

Où les avez-vous vus les ouvriers, les salariés, ceux des quartiers populaires dans les « ateliers de la gauche » ?

Au nom de quoi devrions-nous faire la part belle à Mélenchon et à son PG ? A Saint-Quentin, il n’y a pas un seul PG à l’horizon ? Faut-il inventer le PG partout où il n’existe pas ou bien faire vivre et renforcer le PCF ?

Cessons l’effacement du Parti, de l’organisation qui concrètement est dans les luttes avec ses militants qui savent ce que sait que pratiquer le rassemblement dans l’action.

Nous n’avons jamais décidé, encore au congrès, de nous fondre dans une nouvelle structure, d’arrêter de nous présenter aux élections comme communistes, de cesser de permettre aux salariés, aux électeurs d’utiliser le vote communiste.

En 2004, en Picardie, les listes présentées par le PCF, ouvertes au monde du travail, ont obtenu le meilleur résultat du PCF en France, 12%. Notre démarche a prouvé que partir sous son drapeau, avec notre projet, n’est pas suicidaire, si on l’assume.

Des positions claires, de défense des services publics contre la concurrence « libre et non faussée », de maintien et de développement du potentiel industriel, etc… seuls les communistes les défendent de manière conséquente.

Le succès de 2004, nous le devons à une campagne collective de terrain, menée par les militants communistes, dont Maxime Gremetz, notre tête de liste. Cette année de nouveau il serait irresponsable de se passer de l’atout que représentent Maxime, notamment dans le monde ouvrier et chez les syndicalistes, comme les 300 communistes de Somme écartés de leurs droits dans le parti, de façon injustifiable.

Sur ce point, j’interpelle aujourd’hui toute la direction du Parti, pour avoir une réponse qui puisse être identifiée par les communistes comme un signe fort de rassemblement.

Chercher des alliances avec des groupuscules insignifiants mais tenir à l’écart des centaines de militants et de sympathisants communistes : personne ne le comprendrait dans le Parti, dans son électorat, en Picardie et ailleurs.

 

Samedi 10 octobre 2009

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Samedi 10 octobre 2009

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Pour  faire vivre et renforcer le PCF

Sans remonter à 1981…

1997, la gauche plurielle au gouvernement, le coût de notre participation

1999, « Bouge l’Europe» avec Robert Hue, la Mutation, puis 2002

2007 : les collectifs anti-libéraux jusqu’aux présidentielles

Et dernièrement le «front de gauche » aux Européennes

 

Dans les cellules, les sections, de quels éléments disposons-nous pour faire un choix en toute connaissance de cause, quels rappels historiques afin de ne pas reconduire les mêmes erreurs ? A moins que l’on se positionne sur le point de vue : ce n’était pas des erreurs mais une réelle stratégie, le PCF est condamné à disparaître…  J’entends même parfois qu’il n’y aurait plus d’ouvriers dans notre pays.

Les communistes ont tranché lors de la Conférence nationale de décembre 2007, puis au dernier congrès. Ils refusent cette stratégie de destruction, de sabordage du PCF.

Un autre moyen semble être utilisé : « transformer » le parti, le vider de son contenu pour se diluer comme en Allemagne et au niveau européen dans un nouveau parti de gauche, une nouvelle coalition de gauche.

La direction est loin de mettre tout sur la table. Les éléments dont nous disposons sont rares et partiels. On nous fait clairement comprendre qu’il y aurait une ligne et que bien sûr il faut la suivre, mais certainement pas une ligne claire !

Exemple pour les régionales de mars 2010, la direction du Parti navigue à vue… Un jour, à la fête de l’Huma, on tend gentiment la main au PS, le mois d’après, au  Front de Gauche avec une déclaration attrape-tout où il n’y a aucune référence à l’Europe (voir pièce jointe).

Le conseil national des 25 et 26 septembre sur ce sujet a été annulé, preuve de la difficulté dans laquelle se trouve la direction nationale. Les enjeux de pouvoirs et de places pèsent lourd. Je le dis clairement : les élections sont pour moi un moyen et non pas un objectif, ou bien nous devenons comme le PS un parti électoraliste. Notre stratégie doit être définie clairement en fonction de l’attente des communistes et du peuple pour combattre le capitalisme et commencer à rompre avec ses choix.

Le prochain Conseil National se déroulera donc les 24 et 25 octobre pour valider (plutôt acter) les propositions de la direction nationale (l’exécutif).

Les 10 « ateliers » sur toute la France, ouverts à tous vents, loin de nos idéaux et de nos objectifs immédiats, loin des militants, loin des préoccupations de ceux qui luttent, sans débats au sein de nos organisations, (voir pièce jointe) ne font pas le compte.

On n’aborde pas nationalement la question des élections régionales sur la base d’une ligne politique claire, répondant à la situation politique du moment, point de repère pour les camarades dans chaque région. Du coup, la cacophonie règne, au détriment du parti et de sa lisibilité.

Dans certaines régions, des accords se mettent déjà en place avec le PS et dans d’autres avec le Front de gauche. Le Pas-de-Calais et le Nord partiraient sans doute avec une liste communiste.

Et la Picardie ?

Dans l’Oise, le débat est entamé avec la contribution de plusieurs camarades et des comptes rendus d’AG de section (en pièces jointes deux contributions).

Dans la Somme, au niveau de la fédération, aucun retour n’existe, sauf de la direction fédérale elle-même qui milite pour l’union avec le PS dés le 1er tour (des rencontres auraient d’ailleurs déjà eu lieu ?).

Il y a bien sûr aussi la position contraire des 300 communistes en Somme. Le temps est plus que venu de réhabiliter ces camarades ainsi que Maxime Gremetz et de leur rendre leurs droits au sein du PCF. Ils se prononcent pour une liste à l’initiative des communistes au premier tour.

Dans l’Aisne, nous venons de recevoir le journal départemental, l’hypothèse Front de Gauche y est largement défendue et Maxime rendu coupable de tous les maux.

Le compte rendu du dernier comité fédéral d’ailleurs ne permet pas le débat. De Saint-Quentin, nous étions excusés à cette réunion en raison du montage de la Fête de l’Huma.

Dans le journal fédéral, l’annonce est faite de la prochaine réunion du « Comité régional ». Mais quelle légitimité pour celui-ci ? Alors qu’il n’y a eu aucune élection de cette instance depuis 6 ans et que le débat n’est pas engagé dans le parti. 

Le débat se tient donc entre dirigeants, exécutif pour le national (le conseil national servant de chambre d’enregistrement), le comité régional (composé de qui ?), et les secrétaires fédéraux : rencontres avec les autres partis, réunions……….puis il y aura urgence  et on fera voter précipitamment les communistes sur des options qu’ils n’auront pas discutées.

Concernant notre projet pour les régions : les socialistes, le parti de gauche etc… auront leur mot à dire dans des ateliers organisés par le PCF (le programme de la « gauche », ou est le notre ?). Une dernière remarque à ce sujet, Mélenchon et son parti ont déjà écrit et fait  « un manifeste pour les élections régionales ». 

A se demander s’il ne vaut pas mieux être extérieur au Parti pour y faire valoir son avis !

Au sujet des consultations internes, je demande que, comme lors des élections européennes, le vote soit organisé au niveau des sections ou des cellules et non centralisé à la fédération comme cela s’était produit. Je ne vois pas pourquoi il y aurait une géométrie variable en fonction des élections

 

Mon point de vue sur les régionales à ce stade:

Le congrès n’a pas décidé de nous fondre dans une nouvelle structure qui remplacerait le PCF mais d’agir avec d’autres partis de gauche dans le cadre des actions à mener et en gardant chacun son indépendance.

Pour autant, depuis les Européennes, quasiment chaque cantonales, municipales, législative… est menée au nom du « front de Gauche ».

Nous avons rejeté un die-Linke français ou une « gauche unie » à la méthode italienne. C’est le projet de Mélenchon. D’ailleurs la campagne des européennes à montré clairement où il voulait en venir et lui a servi de piédestal. Merci aux communistes qui ont fait le boulot ! Nous sommes communistes et le PCF ne doit pas se taire pour ne parler que d’une seule voix : celle du Front de gauche qui supplanterait le parti

L’identité et les positions communistes sont toujours d’actualité. Elles doivent apparaître le plus clairement pour se développer, y compris lors des échéances électorales. Sur l’UE, « l’Europe des régions », la défense des services publics nationalisés contre la concurrence « libre et non faussée » (voir nos batailles pour la Poste ou la SNCF), pour la défense du potentiel industriel, personne d’autre que les communistes ne défendra nos positions. Il est important qu’elles apparaissent. Si tout le monde parle de changer la société, communistes, nous mettons un contenu derrière cette phrase : appropriation des moyens de productions, nationalisations, autogestion,…

Quel projet pour la Picardie et les Picards, quelles ambitions pour les régions au niveau national ?

Quel bilan de la gauche au pouvoir au niveau régional ? 20 régions gérées  par la « gauche » depuis 2004 : en quoi cela a-t-il changé la vie, en quoi les régions ont-elles servi de point d’appui pour s’opposer à la droite au pouvoir ? Aucune mesure forte, les aides aux grandes entreprises maintenues, de nouvelles taxes créées : un bilan a minima, un bilan conforme à ce que l’on peut attendre de la social-démocratie. En Picardie aussi.

C’est pourquoi je me prononce pour la constitution au premier tour d’une liste de rassemblement à l’initiative des communistes.

Avec un rassemblement qui commence par le rassemblement des communistes et s’appuie sur l’expérience du succès de 2004.

Concernant Maxime Gremetz, Jean Luc TOURNAY et Jean Luc Belpaume, ils ont rempli jusqu’au bout le mandat que leur avait remis les communistes lors de la conférence régionale de 2004, à travers leurs votes et leurs prises de positions mais aussi en étant sur le terrain, à coté du peuple.

Je rappellerai que la décision de ne plus les reconnaître comme groupe communiste n’a pas été le choix des adhérents de l’Aisne. Je regrette profondément que cette décision n’ait pas été prise sans un débat ni une consultation du Conseil départemental et des communistes. Cela n’a fait que nous diviser un peu plus et renforcer les incompréhensions. J’affirme aussi que les communistes n’ont pas eu tous les éléments nécessaires afin de mieux comprendre cette situation.

Nos élus ont préparé un bilan avec les éléments à l’appui ainsi que les pistes à mettre en débat pour notre projet. Je souhaiterais que ces informations soient communiquées à tous par le biais de la fédération.

Que l’on aime ou pas Maxime Gremetz, les sentiments personnels non rien à faire dans notre débat, sa personnalité, son image de fidélité à nos idéaux ont beaucoup contribué à ce que nous fassions prés de 12% lors des régionales de 2004.

Aux dernières législatives, alors que la fédération du PCF de la Somme présentait un candidat contre lui (mais  il a pu compter sur le soutien de très nombreux communistes dont  celui d’Alain Bocquet, député du Nord, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale), il a remporté cette législative  avec prés de 66% des voix. Comme quoi le fait de ne pas mettre son drapeau dans la poche et de partir avec son étiquette, ne conduit pas à la catastrophe.

Pour finir, je pense qu’il est temps et largement temps de se préoccuper de l’unité de tous les communistes pour l’avenir du Parti afin d’être en capacité de changer vraiment et en profondeur la donne, dans les luttes comme pour cette prochaine échéance électorale.

Cette unité peut se regagner par un débat constructif, sans faire abstraction des points de vue différents, en n’évitant aucune question, mais aussi en laissant hors jeu les rancœurs, pour que vive le PCF parce que le pays en a besoin.

Fraternellement

Corinne BECOURT

 

Point sur  les Européennes : je vous transmets quelques éléments de l’analyse que nous avions faite lors du Comité fédéral de juin et qui n’étaient pas repris dans Communiste 02 :

Une abstention majoritaire, et un basculement à droite

Ces deux constatations n’en font qu’une, surtout si l’on retient aussi que c’est un phénomène qui ne se limite pas à un ou quelques pays, mais affecte l’ensemble des pays d’Europe

Le 1er mai, l’Humanité titrait « 72% des Français soutiennent les revendications ». Ces derniers mois ont été marqués par des luttes de grande ampleur dans notre pays, dans un contexte de crise du capitalisme.

A plusieurs reprises, le 29 janvier, le 19 mars, les travailleurs ont manifesté par millions. Le soutien à ce mouvement qui met en cause directement la politique du Président et du gouvernement et ses contre-réformes n’a cessé de s’étendre.

 Force est de constater que ce mouvement de fond, qui porte la perspective d’une alternative politique, ne s’est pas retrouvé dans la campagne des élections européennes. C’est l’autre enseignement de l’abstention qui atteint des sommets, parfois 75%, dans les villes ouvrières et les quartiers populaires.

 

Pour autant, en aucun cas, le gouvernement ne peut se prévaloir de l’expression d’un soutien majoritaire à sa politique. Ses partisans se sont logiquement davantage mobilisés. L’UMP arrive largement en tête mais son résultat, 28% des exprimés, ne représente guère qu’un Français sur 8.

Un  élément  positif est constant : l’engagement des militants communistes dans la campagne, nous savons faire.

Le plus négatif :  alors que pour le NON au référendum nous avions su convaincre, cette fois si le taux d’abstention est lamentable, effectivement comment demander au peuple de ce prononcer contre le dernier traité, contre cette Europe qui détruit, qui casse  et deux ans après les solliciter pour élire des députés qui siégerons à ce parlement et donc par la même, à travers leurs votes ils cautionnaient cette institution qu’ils avaient rejeté massivement.

C’est dans les villes et les départements les plus ouvriers (Nord, Pas de calais) ou nous avons le moins gagné, voir perdu le plus de voix, sauf Tergnier pour l’Aisne, mais le nom de Desallangre y est pour quelque chose, la population n’y a pas trouvé son compte, n’y ses repères

Ont nous à exposé les résultats des élections en terme de pourcentage, donc positif, alors que si on y regarde de plus prés en terme de voix  le score reste à peu prés identique que lors des européennes 2004, alors que l’on aurait pu croire que l’alliance avec d’autres nous aurait, si ce n’est projeté vers le haut, permis un résultat électorale plus conséquent.

Européennes 2004, le PCF présente ses propres listes: 3 élus communistes avec l’Outre mer  1.009.976 voix,

Européennes 2009 «front de gauche»: 3 élus communistes avec l’Outre mer, 1 041 755 voix

  31779 VOIX de plus que le PCF en 2004

D’autre part, comme l’a dit Olivier Tournay lors de son intervention, nous revendiquons un bon score !  quelles voix avons-nous gagnées, est-ce le PCF, Mélenchon, le Front de Gauche, pour qui les gens ont voté ? personne ne peut  dire aujourd’hui  qu’elle est le score du PCF ?

Dans la finalité, nous y avons perdu en terme de voix, de clarté, de visibilité, nous avons permis à un autre parti, créé par un seul homme, représentant dans notre département une dizaine de personnes (ancien socialiste qui a voté pour Maastricht) de se mettre en haut de l’affiche

Nous les avons laissés nationalement, parler en notre nom

Sous prétexte de cette campagne, nous avons démontré notre incapacité  à être dans les luttes, pas du fait des communistes bien sûr, mais de notre direction nationale qui n’a pas su ou voulu mener ces combats 

Pendant que les manifs s’organisaient, nous invitions à des débats, sur les élections européennes  et pourquoi ?

Deux députés communistes Européens, deux PG, un ex NPA,

Cela valait-il le coup ?

Lundi 5 octobre 2009

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Jeudi 2 avril 2009

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Il y avait plus de monde que pour la venue de Marie-George à Amiens





En 2004, à l’occasion des élections régionales, nous avions proposé aux Picards des listes départementales dont le chef de file était Maxime GREMETZ et intitulée « Colère et Espoir »

 

Nous les avions bâties à l’initiative des communistes des trois départements, d’élus, de syndicalistes, d’acteurs du mouvement social.

 

Avec 11% au premier tour, nous avions crée l’événement et réalisé le meilleur score national des listes communistes et républicaines.

 

Nous sommes à près d’un an des prochaines échéances régionales.

La Picardie est frappée de plein fouet par la crise du capitalisme : près de 20% de chômeurs supplémentaires en un an, une augmentation de 27% pour les jeunes de moins de 25 ans.

Et nous avons devant nous les projets de fermetures et de licenciements massifs de grandes entreprises, telles Continental dans l’Oise, Goodyear dans la Somme…

 

Nos élus régionaux restés fidèles aux engagements de 2004 : Maxime GREMETZ, Jean-Luc BELPAUME, Jean-Luc TOURNAY se sont efforcés durant 5 ans de faire entendre la colère et l’espoir des précaires.

 

Colère et Espoir ? Jamais l’actualité n’aura donné autant de force à cet intitulé.

Colère, parce que la situation actuelle ne peut pas durer. L’injustice est trop forte quand les privilégiés, les plus riches étalent davantage leur insolence.

Espoir, parce que les Picards qui souffrent ne peuvent se résoudrent à devoir défiler dans les rues pour se faire entendre et changer le cours des choses.

Toujours besoin d’être présents là où les décisions se prennent.

La Picardie n’est pas voué au déclin et/ou à la disparition. Elle a des atouts. Il s’agit de les développer.

 

Pour toutes ces raisons, je vous annonce qu’avec des communistes picards, des élus, des syndicalistes, nous avons décidé, comme en 2004, de proposer à la population de Picardie, des listes rassembleuses, incarnation de la colère et de l’espoir.

 

Elles seront conduites par Maxime GREMETZ qui, durant 5 ans, à la Région, a fait la preuve qu’il était possible de résister, d’ouvrir un autre avenir à la Picardie, de tenir les engagements pris devant les Picards.

 

Jacques DESMOULIN

Vendredi 13 février 2009

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Maxime GREMETZ a rencontré le mardi 10 février 2009 à l‘Assemblée Nationale le 1er Ministre monsieur François FILLON concernant la rumeur que personne n’étaye sérieusement s’agissant d’un possible dépeçage de la Picardie.

 

La réponse du 1er Ministre a été claire «  jamais ni au gouvernement, ni dans la commission BALLADUR n’a était évoqué cette hypothèse », il a ajouté « je ne vois pas les raisons qui pourraient nous conduire à casser la Picardie ».

 

Par ailleurs dans l’interview accordée à un hebdomadaire paru ce jeudi par Monsieur BALLADUR qui préside le comité sur la réforme des collectivités territoriales à la question : Pourriez-vous proposer des changements à temps pour modifier le calendrier électorale, celui-ci répond «  Je remettrai mon rapport à la fin de février. Une Loi ne pourra être adoptée au début de 2010, les élections régionales ayant lieu en mars 2010 une modification du mode de scrutin serait difficile à mettre en œuvre à cette date. »  

 

Il ajoute «  La sagesse serait de maintenir les élections à la date de 2010 ».

 

Cela signifie clairement, maintien des élections régionales en 2010 avec le même mode de scrutin que les précédentes.

 

Chacun sait que je suis très attaché avec mes camarades à la Picardie, que je l’affirme et le répète à diverse émissions de télévision et de radio auxquelles je suis invité, mais aussi dans les actes !

 

Ces pourquoi nous combattons l’immobilisme, le manque d’ambition de toutes celles et de tous ceux qui répètent à l’envie « ne toucher pas à ma Picardie ».

 

Ce sont les mêmes qui accordent les subventions publiques aux grands groupes multinationaux, Procter&Gamble, Valeo, Whirlpool, etc. qui licencient, délocalisent, développent la précarité (intérimaires, CDD, etc.) ne respectant pas le Code du Travail.

 

Ce sont les mêmes qui au Conseil Régional de Picardie refusent toutes propositions de défendre l’Université Jules VERNE promise à devenir une simple annexe de l’Université de LILLE, ce sont les mêmes qui repoussent les propositions d’un vrai développement de notre Région en refusant de se battre pour de vraies grandes infrastructures permettant celui-ci.

 

·         TGV par Amiens, utiliser le canal Seine/Nord à grand gabarit avec la gare TGV à Ablaincourt/Pressoir et le 3ème aéroport Internationale créateur de 60 000 emplois directs pour construire une plate forme multimodale unique en Europe.

 

Voilà des perspectives concrètes, réalistes pour une Picardie moderne et pour les Picardes et les Picards qui ont droit à vivre mieux et à prétendre au bonheur.

Vendredi 6 février 2009

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Techniquement, tout y était, le décor, des journalistes insipides à l’air grave, les sanglots dans la voix pour terminer.

Mais rien pour les français.

Les réformes continuent, mais quelles réformes ? Des lois votées sans décrets d’application (loi sur la valorisation du travail).

Des mensonges : Le prêt au banque n’a pas couté un centime au Français ; et les 10 Milliards de DEXIA ?

La rencontre avec les partenaires sociaux ; Pour quoi faire ? Leur dire qu’il faut être d’accord avec le gouvernement ou c’est la loi qui décidera ?

L’augmentation de l’indemnisation du chômage partiel augmenté, avec l’argent de qui ? De ceux qui sont en détresse ?

Non, vraiment Le Président de la République n’a pas été à la hauteur de sa mission hier soir, pas une proposition n’a été faite pour donner le moindre semblant d’espoir à ceux qui attendaient que les promesses soient tenues, come à Gandrange.

 

Communistes en France

 
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