CONTRIBUTION POUR UN PROJET COMMUNISTE

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Les élections présidentielles de mai 2007 constituent une étape de plus dans l’affaiblissement du Parti communiste. Totalisant 1,9 % des suffrages, la candidate du PCF réalise le plus mauvais score de toute l’histoire de nôtre parti.
Face à ce déclin qui se poursuit certains se sont déjà résignés à voir disparaître un Parti communiste en France. Tel n’est pas notre cas. Nous sommes profondément persuadés qu’un Parti communiste constitue un outil irremplaçable au service de tous ceux qui refusent le triomphe du capitalisme et la fatalité des injustices et des souffrances qu’il produit. Mais, il lui faut pour cela engager immédiatement, car le temps nous est plus que jamais compté, une réelle refondation. Si toutes les initiatives en ce sens ont échouées jusqu’à présent c’est que les efforts fournis n’ont pas été dirigés dans le bon sens. La faiblesse majeure du Parti communiste réside dans le fait qu’il n’a plus de projet. Il est incapable d’avancer des propositions concrètes pour rendre crédible l’idée que l’abolition du capitalisme est possible et réalisable. C’est à combler cette lacune que toutes les énergies doivent être employées : nous devons démontrer, et non plus clamer, qu’un autre monde est possible. C’est à cela que doit servir notre prochain congrès extraordinaire : à poser les bases d’un nouveau projet communiste.
 
Et c’est également pour cela que nous avons décidé de nous associer à la démarche initiée par les auteurs du texte : « CONTRIBUTION POUR UN DEBAT OUVERT ET CONSTRUCTIF ». En effet, quelles que soient par ailleurs nos divergences, il est indispensable que tous les communistes qui sont [encore] convaincus de la nécessité de refonder un parti communiste unissent leurs efforts afin de construire ensemble un nouveau projet communiste, sans lequel toute entreprise en ce sens est vouée à l’échec.
 
I. La nécessité de refonder un Parti communiste
 
Malgré son affaiblissement historique, le Parti communiste français reste la seule organisation politique anticapitaliste dont le poids dans les institutions n’est pas marginal. Même s’il n’a plus de consistance national avec un résultat de 1,9 % lors de l’élection politique qui a mobilisé plus de 80 % des français, il reste au plan local des communistes qui grâce à leur pratique et à leur utilité concrète font élire dix huit députés à l’Assemblée nationale.
 
Nous savons tous que ces résultats n’ont pas enrayé le mouvement vers la disparition du parti communiste.
 
Nous savons tous que ces résultats ont été réalisés en dépit des faiblesses profondes de l’actuelle direction nationale.
 
Sans projet, sans propositions alternatives crédibles, et malgré l’échec cuisant de l’orientation voulue par la direction sortante, au plan institutionnel, le PCF reste néanmoins la troisième force politique française derrière l’UMP et le PS.
 
Son enracinement dans l’histoire du peuple de France, son rôle irremplaçable dans toutes les luttes qui ont permis d’imposer les grandes avancées sociales de notre pays, font que les communistes parviennent encore à constituer localement une force politique de premier plan.
 
Pourtant, le PCF est depuis de nombreuses années le plus souvent inefficace. Il ne permet plus d’initier, ni même de soutenir utilement, les luttes de tous ceux qui se refusent à accepter la domination du capitalisme financier. Dépourvus de propositions alternatives crédibles, le PCF a été contraint d’assister passivement à un accroissement sans précédent de la pauvreté en France, à la montée du racisme et du communautarisme, au démantèlement des acquis sociaux les plus essentiels (retraite par répartition, sécurité sociale), au recul de principes républicains fondateurs comme l’égalité devant le service public, à l’avancée des idées régressives et réactionnaires de la grande bourgeoisie française et internationale.
 
II. Une refondation centrée sur la construction d’un nouveau projet communiste
 
La cause première de notre échec réside dans l’absence de contenu de notre projet. Face aux renoncements du social libéralisme, nous n’avons pas su démontrer qu’il était possible de s’attaquer à la domination des marchés financiers et ainsi ouvrir de nouvelles perspectives politiques à gauche.
 
La reconstruction d’un processus de transformation de la société dépend avant tout de la capacité des communistes à bâtir des nouvelles propositions révolutionnaires concrètes.
 
Ce n’est certes pas la nécessité de refonder le Parti communiste qui est en cause ; celle-ci paraît évidente. Mais, la refondation n’a de sens que si elle débouche sur un nouveau projet communiste, d’une stratégie pour le mettre en œuvre.
Nous devons montrer que dans tous les domaines il existe des alternatives immédiates aux solutions libérales, en prenant le contre-pied du capitalisme de manière crédible, nous ferons la démonstration qu’une autre société est possible. Dans notre passé récent il y eut quelques rares occasions où nous fûmes porteur de propositions crédibles alternatives au capitalisme. Lors de la bataille sur la loi de modernisation sociale par exemple les communistes avaient des propositions crédibles à faire valoir notamment pour empêcher les licenciements boursiers. Elaborées avec les salariés en lutte, ces propositions ont été soutenues par une majorité de Français. Les conditions qui ont permis ce succès isolé, nous devons être en mesure de les remplir partout, dans tous les domaines, sur tous les enjeux.
 
De nouveaux droits pour les salariés. Lesquels ? Mettre fin à la précarité, avancer vers le plein emploi et la formation pour tous, préserver notre système de retraite, lutter contre la Mondialisation libérale, construire une Europe démocratique et sociale, renouveler les institutions, agir contre l’insécurité…..Quel est le contenu de ces propositions ? Comment les mettre en œuvre ? De notre capacité à apporter des réponses à ces questions et à jeter ainsi les bases d’un nouveau projet dépend la reconstruction d’un parti communiste.
 
L’identité du parti communiste demeure plus que jamais fondé sur la base d’un vrai projet afin d’élaborer des propositions anticapitalistes sérieuses, de les porter au cours du rassemblement dans les luttes, pour défendre des acquis et imposer des changements réels dans la vie des catégories les plus populaires, rassembler sur le contenu transformateur jusqu’à l’abolition du capitalisme et la mise en œuvre d’une société de liberté autogérée, où les pouvoirs de décision seront utilisés au service de tous, de la France, d’une Europe sociale, d’un monde réellement libre.
 
Oui, le communisme, comme le bonheur, sont toujours des idées neuves, et un grand parti communiste démocratique et populaire, une nécessité pour avancer et atteindrecet idéal.
 
 
                                                                                                                    Pour le réseau « Colère et espoir » :
                                                                                                                    Maxime Gremetz, Fiodor Rilov et
                                                                                                                    Georges Charrières
                                                                                                                    16 rue Gaudissart
                                                                                                                                                                              80000 AMIENS
 
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J
Cher Pascal, tu as raison cest bien pour cela que le 30 juin il y avait une rencontre unitaire : Grand succès de la RENCONTRE MILITANTE UNITAIRE "vers une Confédération d’Action Communiste " Aubervilliers, le samedi 30 juin 2007 Les photos de la rencontrehttp://pcf-prcf.over-blog.com/article-6876601.html(Bientôt la vidéo en ligne)
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J
d'accord avec toi, mais les choses sont compliquées quand les distances sont grandes et les bdgets inexistants. Le réseau COMMUNISTE EN SOMME peut servir.
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P
Par opposants, j'entend opposants à la direction nationale du parti et à sa politique.Pour ce qui concerne la réintégration au parti, il ne faut pas se faire d'illusions. La direction va user de sa position (elle détient l'appareil) pour dire si untel ou untel peut ou ne peut pas être adhérent et dire ce qu'il a à dire. Personnellement, ils refusent de me remettre ma carte. Ce sont les copains de Vénissieux qui me l'avaient remise avant le dernier congrès, mais depuis, tout est centralisé. Ils établissent des cartes en plastique et les délivrent au compte goutte.C'est pour cela que je pense qu'il faudrait créer une structure type réseau (les statuts le permettent) afin de réunir les camarades qui sont dedans et ceux qui sont dehors... De plus cela permettrait à ceux qui sont isolés de voir que les choses bougent et de se raccrocher à un tel réseau...
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J
Pascal,Je ne pense pas qu'il faut parler d"OPPOSANTS". Dans la pratique les mouvements sont nés de manière locale autour d'e qulques personnes chaque fois. La stratégie de la direction a été de neutraliser les communistes en déaccord avec la ligne en leur retirant leurs droits, en les enfermant hors structure. Les rassemblements autour de Andre GERIN et Maxime GREMETZ sont les consequences de cet isolement. Mais il  est envisageable que certains travaillent ensemble. Mais pour cela, il faut que tous aient les mêmes droits. Je suis en tran de rassembler les non encartés de ma circonscription pour faire une réunion et communiquer avec eux sur les textes pour envisager des rapprochement avec les uns et les autres. Mais c'est long . Si on ne commence pas à réfléchir avant nous aurons perdu trop de temps. Alors Pascal, ne te décourages pas, rejoins les copains les plus proches et, au Boulot !!
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P
Problème : tous les opposants établissent , dans leur coin, une analyse pour reconstruire le PCF largement détruit par la mutation (Gremetz, Gerin, PCF15, G.Hage, Rouges Vifs...). Entre eux, les différences ne sont pas insurmontables. Et pourtant, ils n'ont pas l'air de connaître leur numéros de téléphone (certains ayant siégés sur les mêmes bancs...). Plus, on a l'impression qu'ils s'ignorent ! Et chacun de nous dire que si on ne les écoute pas, c'est la catastrophe, la fin du PCF ! Mais la fin du PCF, ce sont eux aussi qui la programment. Car, aucun ne peut détenir la vérité absolue seul dans son coin et ne peut croire qu'il suffirait qu'ils fassent une analyse publiée sur internet pour que tous les communistes dignes de ce nom se précipitent et la signent. Pourquoi ne pas établir un réseau national des communistes encartés ou non, qui rassemblerait "Colère et espoir", "Fier d'être communistes", PCF Paris15, Rouges Vifs, le PRCF... etc, réseau auquel chacun pourrait se rallier ? Les égos sont-ils aussi insurmontables que cela est impossible ? Tout cela décrédibilise complètement les uns et les autres.
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