Union Nationale CGT des Affaires Sociales
Communiqué de la CGT-ANPE
Le Président de la République s’est adressé, le 18 septembre 2007 aux journalistes de l’information sociale.
Outre sa volonté de casser les régimes spéciaux de retraite (en prélude à la nouvelle attaque contre les retraites du public et du privé, en 2008), sa remise en cause des 35 heures et l’annonce d’un « grand débat sur le financement de la santé » il s’est exprimé sur le Service Public de l’Emploi et sur l’assurance chômage.
L’accélération des projets qu’il annonce sont particulièrement inquiétante.
Le « SPE performant,…universel et intégré » qu’il annonce associera le patronat aux politiques de l’emploi pour mieux faire peser sur les salariés le poids des intérêts économiques du capital. C’est déjà l’orientation qui a été décidée en plaçant l’Emploi sous la tutelle du ministère de l’Économie.
De plus, le Président de la République indique qu’il souhaite renforcer le régime de contraintes et de sanctions pesant sur les demandeurs d’emploi lorsqu’ils refusent « deux offres valables d’emploi ou une formation… pour des raisons d’efficacité, c’est au nouvel organisme issu de la fusion ANPE-Unedic de prononcer ces sanctions ». Le MEDEF, dont on connaît le rôle central à l’Unedic, aurait ainsi, plus encore qu’aujourd’hui, la main mise sur les politiques répressives à l’encontre des chômeurs.
De tels projets confortent les analyses de la CGT-ANPE :
rapprochement, fusion des réseaux opérationnels de l’ANPE et de l’Unedic ou création d’un nouvel organisme issu de la fusion…, qu’elle que soit la forme retenue au bout du compte, c’est bien un dispositif plus répressif encore que le pouvoir veut mettre en place ;
l’obligation/contractualisation faite aux demandeurs d’emploi de s’engager sur des démarches, même si elles ne correspondent pas à leurs attentes, à l’occasion du PPAE et du SMP va d’ores et déjà dans ce sens ; à l’inverse de ces dispositifs, nous affirmons que la seule « offre valable d’emploi » est celle que choisit le demandeur d’emploi lui même, pas celle qu’on lui imposerait ;
la création accélérée de « Guichets uniques » prépare dans les actes ce rapprochement/fusion en même temps qu’il instaure une mobilité forcée pour les agents, au mépris de leurs droits statutaires.
Le 21 septembre, la Ministre de l’Économie recevra les organisations syndicales de l’ANPE, répondant enfin à leur demande formulée en mai.
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La CGT-ANPE interrogera la Ministre sur le « projet de fusion » qu’elle prépare depuis sa nomination.
Nous défendrons les revendications que nous portons avec la CGT-Chômeurs et la CGT-Assurance chômage contre les guichets uniques et la « fusion »/dilution des missions.
Nous voulons que chaque organisme soit conforté dans son rôle.
C’est au service public de l’emploi de l’emploi (Travail, ANPE, AFPA) de répondre véritablement aux attentes des demandeurs d’emploi en matière d’insertion dans l’emploi et de formation, ce qui implique une tout autre politique publique de l’emploi.
Par ailleurs, l’indemnisation de tous les chômeurs doit être assurée par un régime d’assurance chômage relevant du champ de la protection sociale.
Ces organismes doivent être débarrassés de la tutelle du patronat et des dispositions répressives qui pèsent sur les demandeurs d’emploi. En particulier, nous affirmons clairement le refus de toute radiation sanction, car rie ne justifie de couper les vivres à un chômeur et sa famille.
Les agents de l’ANPE doivent être véritablement mis au service de ce qu’attendent les demandeurs d’emploi.
Paris, le 19 septembre