Au Conseil régional de Picardie, on ne donne qu'aux riches

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Lettre ouverte aux membres du Conseil Régional de Picardie ayant voté une subvention à Procter et Gamble, contrairement aux engagements pris « de ne subventionner que les petites et moyennes entreprises créant de l’emploi en CDI et respectant la législation sociale ».



Mesdames, Messieurs,

 

Comme je l’ai souligné avec Jean-Luc Belpaume et Jean-Luc Tournay, en expliquant pourquoi nous votions contre la subvention accordée à Procter et Gamble, scandale, d’autant plus condamnable que le turn over des salariés intérimaires se poursuit au mépris de la loi. Ce qui a amené fort justement 37 de ceux-ci à engager une procédure judiciaire.

 

Ce faisant, ils exigent qu’au bout des 18 mois (CDD de 6 mois renouvelable 3 fois), ceux-ci soient embauchés en CDI, alors que systématiquement on les licence pour en reprendre de nouveaux.

 

Ça coûte beaucoup moins cher que d’embaucher.

 

Procter et Gamble qui réalise des profits extraordinaires dans le monde et sur le site d’Amiens (600 millions de chiffre d’affaire), exporte 80 % de sa production dans le monde. Profits record au prix d’une exploitation éhontée des salariés et de la précarité, ce groupe annonce 25 millions d’euros d’investissement à Amiens.

 

Ce groupe multinational n’attendait pas que le Conseil Régional mette la main à la poche des Picards, pour leur offrir encore de l’argent public.

 

Je vous prie de méditer sur la fin d’un article paru dans « Les Echos » du 28/10/2008, « l’ensemble de ces développements industriels a engendré de nombreuses embauches sur le site d’Amiens, qui emploie désormais plus de 750 salariés. Un point sur lequel l’entreprise préfère rester discrète, le site étant actuellement le théâtre d’un conflit social portant notamment sur le nombre et les conditions de travail des travailleurs intérimaires ».

 

Monsieur le Président, Cher-e-s Collègue-s,

 

Vous êtes très exigeants et assez « radins » pour les PME PMI, les artisans et les commerçants.

Mais très généreux avec les plus riches et les grands groupes multinationaux, qui commercialisent les produits sous les marques Ariel, Bonux, Monsieur Propre, ou Fébrèze.

 

Chacun jugera !

 

Jean-Luc BELPAUME           Maxime GREMETZ               Jean-Luc TOURNAY

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Publié dans Maxime GREMETZ

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M
les propositions concrètes de Maxime mériteraient bien de faire partie d'une base commune  et dynamique, c'est un programme d'action urgente...
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