NON, IL N’Y A PAS TROP DE COMMEMORATIONS NATIONALES.

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Maxime GREMETZ, membre de la commission parlementaire mémorielle déclare

 

 

Non, il n’y a pas trop de commémorations nationales.

 

 

Depuis des mois, cette mission parlementaire à laquelle je représente le groupe GDR (communistes et verts) a auditionnée les plus grands historiens de France pour avoir leurs avis sur comment traiter et enseigner aux jeunes notamment les grandes dates historiques qui ont jalonnées la constitution de notre nation, patrimoine commun s’il en est.

Ils ont exprimé leur sentiment qu’un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.

Histoire et mémoire ne s’évaluent pas mais commémorer, c’est rendre hommage à ceux qui ont participé au prix de leur vie, de blessures, de supplices. Mais c’est aussi profiter de ces commémorations pour préparer dans les écoles à tous les niveaux, sous formes multiples comme des reconstitutions, du théâtre, d’autres initiatives. C’est aussi un devoir de la nation de la rendre hommage et droit à réparation à toutes celles et à tous ceux morts pour la France.

Il est inacceptable qu’avant la fin du rapport de cette mission parlementaire (le rapport sera examiné la semaine prochaine), un historien et un seul, a qui on a confié une mission, déclare qu’il faut réduire à 3 les manifestations nationales contre 12 actuellement.

C’est tout simplement scandaleux.

Ces journées nationales de commémorations correspondent à des moments forts de notre Histoire. Il manque même la Journée nationale de la Résistance, ce qui malgré la proposition de notre groupe n’existe pas encore, et d’autres.

Faut-il accepter par exemple de supprimer la journée de la déportation, ou de la Shoah ?

Je considère pour ma part que ceux qui proposent cela veulent tout simplement amputer la réalité historique d’un peuple. C’est ce que je n’ai cessé de défendre avec d’autres députés de toutes sensibilités dans la mission. Espérons que ensemble, nous parviendrons à repousser cette offensive conservatrice et commémorons ensemble les grandes dates ayant manquées l’Histoire de France avec les associations d’Anciens combattants, de déportés, de résistants, des victimes de la Shoah. Avec les historiens qui se prononcent majoritairement en ce sens, avec toutes celles et tous ceux qui sont attachés à transmettre l’histoire et le devoir de Mémoire.

 

Je me battrais de toutes mes forces pour que l’histoire du peuple français dans sa diversité et de la nation française soit respectée.

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Publié dans Maxime GREMETZ

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