Cest quoi le problème ?
Il semble que les politiques laissent aux médias le soin de déterminer les thèmes de campagne.
Alors, comme la dernière fois, il faut s’attendre à voir des caméras de partout où une voiture brûle, où un car de Police se fait caillasser. En faisant de gros titres avec les MUREAUX, il ne faudra pas s’étonner que les TARTERETS veuillent faire la même chose, et que l’épidémie s’étende rapidement.
Comme en 2002. Une semaine avant le premier tour, les télés nous avaient montré l’horrible agression d’une personne âgée à Orléans. Ce type d’agression existe aussi dans les périodes qui suivent le scrutin, mais ce n’est pas à la une.
Il va donc falloir se résigner à regarder les conséquences d’une politique libérale violente, qui délocalise, paupérise les travailleurs et enrichit les actionnaires, d’une politique du logement irresponsable qui vire les populations les moins riches du centre de Marseille, lieu où se trouvent les entreprises, pour y mettre des hôtels de luxe, d’une politique en matière de justice totalement illisible, qui ne donne aucune utilité à la prison, aucun moyen aux juges.
A qui profite le crime ? Pourquoi ne pas partager en ce moment d’élections une vraie réflexion sur de vrais problèmes ?
Les jeunes dans les quartiers survivent grâce à un commerce illégal. Mais on leur propose quoi à la place ?
Ceux qui ont eu à faire à la justice n’ont aucune notion de la gravité de ce qui leur était reproché ; La justice à sévi en fonction de ses possibilités (places en prison insuffisantes, circuits de réinsertion inexistants, lenteur des procédures, effectifs largement inférieurs aux besoins) et la société ne donne plus de cadre, (désertion du service public des quartiers les plus éloignés, Education Nationale qui n’a pas les budgets nécessaires aux réformes, enfants livrés à eux-mêmes et à la télévision par manque de moyens au tissus associatif), et enfin des parents en perpétuel combat avec l’administration.
Qui pilote le déplacement du débat ?
Le ministre de l’intérieur ? C’est possible, le Karcher a beaucoup plu, et il chasse l’électorat sur sa droite. De plus, il faut qu’il explique à ses troupes prêtes à signer pour Le PEN qu’il peut faire aussi bien et plus fréquentable.
La gauche molle ? C’est possible, agiter l’épouvantail du 21 avril et montrer que le « Tout répressif » ne résout rien, ils culpabilisent ceux qui n’avait pas voté au premier tour la dernière fois.
L’Extrême Droite ? Je ne sais pas si elle pilote, mais elle s’amuse bien, chaque fois c’est un peu de légitimisation de leur discours.
L’Extrême Gauche ? C’est sûr que la misère en banlieue, c’est un électorat potentiel
En attendant, c’est pas le spectacle d’hier soir chez les guignols socialistes qui aura fait jaillir la lumière. Pour résumer la longue prestation soporifique des candidats à la candidature, c’était : « Demain, il faut que ce soit différent, mais sans que ça change » Avec ça, on est sauvés !
Il est encore un peu plus clair que la voie est à Gauche. Mais pas la gauche des DSK, Fabius et Ségolène. La gauche antilibérale rassemblée autour du PCF et d’un programme communiste. Pour moi, ce sera Marie-Georges BUFFET présentée par le PC soutenue par tous ceux qui veulent rompre avec le libéralisme affameur des actionnaires tout puissants.
Si cette gauche sait rassembler les suffrages autour d’un nom, c’est plus de 10 % qui récompenseront l’effort fait sur les égo, les ambitions personnelles. La nouvelle gauche est en construction. Elle s’exprimera aux législatives. La présidentielle, on s’en fout, ce qui est important, c’est un groupe puissant à l’Assemblé Nationale, ce que nous pouvons faire dans une sens aux présidentielles, nous pouvons le faire dans l’autre sens aux législatives et aux municipales.
La petite Gauche ne vivote plus si elle se rassemble !