C'est parfois bon pour les salariés: La suite
Le mardi 24 octobre 2006, l’action en référé introduite par le comité d’entreprise d’ESSEF pour contester les conditions de la vente aux enchères des actifs de leur entreprise a porté ses fruits : le juge des référés a donné droit à la contestation des salariés en prononçant une injonction de ne pas procéder au transfert des machines tant que le juge du fond ne s’est pas prononcé.
Cette décision bloque donc pour l’instant le démantèlement de l’usine de BALAGNY-SUR-THERAIN. C’est une décision qui permet aujourd’hui de poursuivre les efforts entrepris par les salariés afin de permettre de finaliser un projet de reprise de l’entreprise proposé par une trentaine de salariés.
Pour les salariés d’ESSEF, l’espoir existe à nouveau de sauver leur usine et leurs emplois à travers ce projet de reprise soutenu par l’Etat et les collectivités locales.
De fortes interrogations n’en persistent pas moins sur la tentative de passage en force du jeudi 12 octobre : la clarté doit être faite sur les responsabilités à tous les échelons sur la remise en cause inqualifiable et intolérable des engagements et de l’autorité de l’Etat qui aurait pu conduire à une catastrophe sociale irréversible.
Après cette première victoire des salariés, comme je m’y étais engagé auprès d’eux , ce matin j’ai rencontré Gérard LARCHER, Ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnel des jeunes et cet après-midi Dominique DE VILLEPIN, Premier ministre pour lui demander de suivre de près ce dossier où 3 ministres du gouvernement actuel se retrouvent désavoués par Nicolas SARKOZY, Ministre de l’Intérieur.
Le premier ministre s’est engagé au nom de son gouvernement et de la dignité d’Etat.
Maxime GREMETZ