Attaquer son camp.
Je lis ici et là sur les blogs, que les attaques contre le PS et sa candidate sont des attaques contre la gauche.
Je veux bien débattre de ce sujet. J’ai posé la question suivante récemment à un copain socialiste : « Quels sont les signes concrets qui me prouvent que le PS est encore un parti de gauche ? »
J’ai eu une réponse dont le seul élément qui m’a convaincu était les 35 heures. Mais depuis, il parait que c’est moins une priorité. Alors que reste-t-il ?
Que reste-t-il des services publics dans le cas d’un gouvernement ROYAL ?
Quid en matière d’énergie ?
Quid de la fiscalité ?
Comment allons nous traiter les grands groupes capitalistes et leurs licenciements boursiers ?
Rien de vraiment à gauche !
Je suis rassuré. Les médias classent le PCF à l’extrême gauche. Ce n’était pas le cas pour les scrutins précédents. Et je ne crois pas avoir changé. Je ne suis ni plus ni moins à gauche qu’en 2002, 1997 et avant. C’est donc le PS qui est plus à droite.
Attaquant le programme PS, ce n’est pas vraiment un programme de gauche que j’attaque. Lorsque je constate, notamment avec le SMIC à 1500 € brut dans la législature que c’est exactement là qu’il serait de toute façon quel que soit le gouvernement en 2012, je ne pense pas attaquer un programme de gauche.
Quand je pense que le programme du PS est creux, ce n’est pas faux, d’ailleurs, les socialistes se bornent à réciter des propositions, jamais ils n’en débattent, ne les argumentent.
Si le programme que soutient Marie-George BUFFET n’est pas celui que j’aurais aimé soutenir, il faut reconnaître que c’est le seul qui soit de gauche.
Alors, NON, lorsque j’attaque les candidats PS je n’ai pas le sentiment de tirer contre mon camp.